‹ Les races et les nationalités en Autriche-HongrieChapitre 266 sur 375 · Baksay, p · texte numérisé non relu

Baksay, p

2. IstvanfTv, Ô. U. M., Ungarn V, p. 182. Platthy, ibicL, p. 202. On rattache aux Paloczes les Matvô, concentrés dans quelques localités du comitat de Borsod, au nombre d'une vingtaine de mille. On les considère aussi comuie des descendants des ïatars . Leur costume est fort origipal. (Hidvégv. ibid., p. 237.) Voir encore E. Findura (liuH. Soc. Géogr. Hongr. Abrégé,' XIII, 188o, p. 47-56).

LES YAZIGES ET KOUMANES 357

Palocze étant très coquet; les hautes bottes rouges même ne déparent pas la jambe féminine. La primitive maison en bois à toit de chaume conique, rappelant latente, cède à l'architecture de la brique et de la pierre : cependant se conserve la séparation des deux pièces principales, servant de dortoir, l'une aux hommes, l'autre aux femmes de la famille.

Dans la tranche occidentale du pays, dans ce qui fut la Pannonie des Romains, et que l'on dénomme aujourd'hui Hongrie transdanubienne, DunantùP, il semblerait que les traits ethniques des Magyars dussent se brouiller au contact des civilisations plus vieilles ou des intrusions étrangères plus multiples. Mais Arpad, dont les ambitions étaient tournées vers l'Occident, s'y était établi en forces, et les Magyars ont pris racine dans ce sol uni et fertile de la puszta. abandonnant aux Allemands et aux Slaves les contreforts alpestres et les croupes boisées du Bakony. On trouve là des traces de magyai'isme vierge de toute contamination, dans le petit canton de Gocsej (comitat de Zala) ^ ou encore chez les riverains de la basse vallée du Raab (comitat dOedenbourg [Sopron]).

D'ailleurs dans cette partie du royaume de Saint Etienne, la cause magyare a suscité d'illustres serviteurs, des poètes, tels que les Kisfaludy, Michel Vôrosmarty qui chante dans son épopée « la fuite de Zalan » la conquête de la Hongrie, des hommes d'État comme François Deâk, qui fit d'abord de sa petite patrie, l'excentrique comitat de Zala, un foyer de la vie nationale.

De très vieille date, dans l'Ougrie, leur berceau, les Magyars étaient mêlés : la pratique des rapts de femmes, chère et indispen^<able aux nomades, eût suffi à les altérer. Les auteurs byzantins distinguent des Ougres blancs et des noirs, et il semble que ce signalement se rapporte à la couleur des cheveux et du teint. Parmi les congénères finno-ougriens des Magyars, en admettant qu ils soient issus de celte souche, des dill'érences profondes se décè-

J. L'orientation est prise île l'intérieur de la Hongrie. -2. O. L'. iM., Ungarn IV, p. iiO, ilo.

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