Schwicker. p. 185 ot suiv
2. Tout en contestant la sincérité du recensement, qui accuse pour l'ensemble des Allemands une perte exagérée de près de 90.000 âmes, entre l'-'OO et 1910, M. Lutz Korodiii'as Deutschtum in Ungarn nach (1er Zàhlung von 1910. U. Erde, XII, 19l;i, p; 204) reconnaît que nombre d .Allemands ont d'un cœur léger abjuré leur nationalité. Voir les dt^léances dans un article de la Deutsche Erde, X, 1911, p. 130-3 : Die Wiederevwec/ning des Deutschtains in der Zips ton Einem Zipser. L'auteur se plaint du man([ue de conscience allemande chez l'élite intellectuelle ot sociale, de labsence d attachement à la dynastie, de rho.stililé envers l'Autriche. Les noms allemands des localités se sont en grande partie oblitérés. (Voir la liste Deutsche Ei'de, XI, 1912,
ridiome magyar^ en quoi ils dépassent toutes les autres nationalités. Et d'autre part, l'Allemand sert à la pensée magyare de véhicule vers l'esprit occidental ou européen -. Jusqu'à nouvel ordre, dans les documents ofliciels l'allemand et en une certaine mesure le français figurent à côté de la langue d'État comme truchements indispensables; pareil honneur n'est point dévolu aux autres idiomes de la monarchie. Et malgré cela, le fait brutal s'impose, la décadence de l'élément germain : dans les villes, il est de plus en plus évincé ou affaibli, et dans le royaume entier c'est lui qui accuse le moindre progrès. A-t-il des chances de se relever? Oui, proclament ses tenants, à condition qu'il ait foi en lui-même. Mais cette foi tarde à se manifestera