‹ Les races et les nationalités en Autriche-HongrieChapitre 37 sur 375 · EFFECTIF COMPARE DES NATIONALITES · texte numérisé non relu

EFFECTIF COMPARE DES NATIONALITES

Ces chiffres témoignent, à première vue, que FAulriche n'est pas un Etat allemand ; la nationalité allemande, avec ses 10 millions d'unités, s'oppose à 18 millions d'hommes. Mais ces 18 millions d'hommes sont divisés ethnographiqucment et géoi^raphiquement, tandis que la masse germanique est compacte. La majorité numérique est dévolue aux Slaves dont le contingent dépasse 17 millions. Oi", non-seulement les Slaves du Nord sont par un immense territoire séparés des Slaves méridionaux, mais les contacts des trois branches de la famille septentrionale ont été plutôt irritants. L'Autriche ne saurait donc passer davantage poui- un Etat slave.

L'on peutcependant— à lilred'iudication pour l'avenir — interroger le mouvement démographique pour apprendre lequel des éléments ethniques en présence se renforce ou s'affaiblit. De 1880 à 1910, la proportion des nationalités a varié ainsi :

26 RECENSEMENTS ETHNIQUES ET LINGUISTIQUES EN AUTRICHE PROPORTION DES NATIOXALITKS SUR 1000 PERSONNES

JL

(b CD

Allemands 367,5 360,5 357,8 355,8 —11,7

Tchèques Slovaques . 237,7

Polonais 148,6

Ruthènes 128,0

Serbo-Croates .... 25,9

Slovènes 52,3

Roumains 8,8

Italiens, Ladins . . . 30,7

C'est donc la nationalité allemande qui a perdu proportionnellement le plus.

Mais rien de plus spécieux que ces taux proportionnels sur l'ensemble des nationalités. A^bcaliser les chiffres, on saisit et l'on interprète les oscillations et rapports avec plus de précision. Où l'élément allemand s'est-il renforcé principalement? Dans les pays de langue allemande, dans son milieu propre, oii le gain a varié de 6 à 16 p. 100. La statistique révélera cependant une progression de 33 à 3i p. lUO, à Trieste et en Dalmatie, menace apparente pour la nationalité indigène. Mais les chiffres absolus

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