‹ Les races humaines (volume 2)Chapitre 29 sur 29 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

R.VMKAU OIUENTAI,.

Les noirs orienlaiix, que l 'on a aussi nommés MilanisUns et Mgra tidanUns, habitent la partie occidentaSe de l'Océanie et le sud-est de l'Asie. Leur teint p,st très -rembruni et peut aller jusqu'au noir intense. Leurs cheveux sont frisés, crépus, floconneux, quelquefois laineux. Leurs traits sont désagréables, leurs formes peu régulières et leurs extrémités souvent grêles. Ils vivent en tribus ou peuplades, sans former de corps de nations.

Nous distinguerons dans ces nations deux familles : l'une, la famille papouenne, composée des peuplades chez qui les caractères indiqués ci-dessus sont le plus prononcés ; l'autre, la fnmille nndaniène. coniposùe des ptupladus qui se rapprochent davantage de la race brune, et (|ui sont probablement le résultat du mélange des deux races. •

1 AMII.T.L: PArOUKNNE.

La famille papmienue parait n'habiter que de petites iles ou les côtes des grandes lies. On peut distinguer dans cette famille deux groupes di! peuples : l'un se rapprochant des Malais, ce sont les Piip'iii', ipii haiiitent l'archipel de la Nouvelle-Guinée; l'autre se rapprochant des Tabouens, et qui occupe les îles Viti, les Nouvelles- Hébrides, la Nouvelle-Calédonie et l'avcliipel Salomon. Nous allons dire quelques mots des mœurs et coutumes de ces difl'érents peuples de la race noire.

Papnm. — Les Papous présentent dans leur extérieur un trait remarquable : c'est l'énorme volume de leur chevelure, à demi laineuse. Leur peau est brun foncé, leurs cheveux sont noirs; ils

n'ont que peu de barbe. Cette barbe est de couleur noire, ainsi que les sourcils et les yeux. Quoiqu'ils aient le nez un peu épaté, les lèvres épaisses et les pommettes larges, leur physionomie n'est point désagréable. Les femmes sont plus laides que les hommes. Leur système musculaire flétri, leurs mamelles pendantes, leurs traits hommasses les rendent désagréables à voir. Les jeunes filles elles-mêmes ont un aspect peu attrayant.

Lesson avait considéré les Papous comme des hommes féroces, inhospitaliers, astucieux. Mais les habitants du Havre de Doresy, et en général ceux de la partie nord de cette région de l'Océan jusiju'au cap de Bon ne- Espérance, lui parurent d'une grande douceur, et plutôt disposés à fuir les Européens cprà leur nuire. Lesson pense néanmoins que les Nègres du sud de la Nouvelle- Guinée, refoulés dans cette partie du pays, et que nul mélange n\i altérés, ont conservé leurs mœurs incultes et leur grossière indépendance. L'état d'hostilité perpétuel dans lequel ils vivent rend leui* caractère déliant et soupçonneux. Jamais Lesson ne visitait un village avec une embarcation montée par un certain nombre d'hommes sans que femmes, enfants, vieillards et guerriers ne prissent la fuite dans leurs grandes pirogues, emportant avec eux leurs meubles et leurs (effets les plus précieux. Tesson ajoute (juVi force de bons trailements et de [)résenls on parvient à les n'duire, à calmer leur inquiétude et û en faire des amis. La ligure coloriée qui accompagne cette i)artie de notre ouvnige représente, d'ajirès Pritchard, un indigène des îles Papous.

Viticns. — C'est à Dumont d'I-rville que l'on doit les premiers renseignements précis sur l'archipel des îles Viti, ou Fidji, ((ui est situé entre le 174' et le ISC-* degré de longitude ouest. M. Macdonald, aide-cliirurgien sur le vaisseau anglais le Herald, a i)ublié un récit de son voyage à la grande ile Viti, dont nous extrayons les renseignements ([ui vont suivre.

Voici d'abord le portrait du roi Thakombau lig. 322 . Homiui? d'une taille puissante, pres(jue gigantes(|ue, il avait des mernl)res bien formés et d'une heureuse proportion. Son npijarence. qui s'éloignait du type nègre plus ((ue celle des individus de rang inférieur dans la même nature, était agréable (»t intelligente. Sa chevelure était soigneusement relevée , apprêtée selon la modt» élégante du pays, et couverte d'une sorte de gaze brune. Son cou et sa large poitrine étaient découverts, et Ton voyait sa peau nue,

RACE NOIRE

Ifoir, d-AusnlIc. - Nous arrivons aui pemil,s „„i„ „J lenl une partie de l'Auslralie. '^

Nous Ironverons dans les Sm„„ir> imSvMUrfnnaà iiuu sur ces grossières peuplades

L'état s,uvage dans lequel vivent le, indigènes dAesJ

I» conséquence de la .pauvreté de leur pays, qui n'offlff ressource d'alimentation que les animant. Il est vrai ,ue I»I sum , 7? "' "' '°"'*'- '•"'""«uroo, l'écnreoU,r<, mZ\ . '"""'«= " '"" "'""'" * '■»"" «I»" y M"' " eL„ir?ï™ ™"' """' '"» '""^'S™"» "•»"' POT ainsi di« étendre la n,a,n pour les atteindre. Sous ce doux climatij vent vivre sans aljii. ^B

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