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CHAPITRE PREMIER

RAMKAU KUUOPÉKN.

C'est aux peuples du rameau européen (lue s'applique particulièrement ce que nous venons de dire sur la civilisation et la puissance de la race blanche.

D'après des considérations basées sur le langage, on distingue parmi les peuples qui composent le rameau européen, trois grandes familles : les familles teutonne^ latine et slave^ auxquelles il faut ajouter la petite famille grecque,

Quoicpril y ait de grandes différences entre les langues parlées par les i)euples qui composent ces quatre familles, ces langues ont toutes des rapports avec le sanscrit, c'est-à-dire la langue des anciens livres sacrés des Hindous. C'est l'analogie des langues euro- |)éennes avec le sanscrit, jointe à la haute antiquité à laquelle remontent les monuments historiques de plusieurs peuples de l'Asie, et notamment des Hindous, qui conduit à admettre que les Européens sont originaires de l'Asie.

l'AMlLLi: TElTONNi:.

Les peuples de la famille teutonne sont ceux qui possèdent au plus haut degré les caractères de la race blanche. Leur teint, plus clair ([ue celui d'aucun autre peuple, ne paraît môme pas susceptible de brunir par une longue habitation dans les climats chauds. Leurs yeux sont ordinairement bleus, leurs cheveux blonds; leur taille est élevée; leurs membres bien proportionnés.

Depuis les'premiers temps hisloritiues, ces peuples occupent la

Scandinavie, le Danemark, l'Allemagne et une partie de la France. Ils se sont développés également dans les lies Britanniques, en Italie, en Espagne, dans le nord de l'AFrique ; mais dans ces divers pays ils ont fini par se fondre avec des peuples appartenant à d'autres familles. Ajoutons que ces mêmes peuples forment aujourd'hui la plus grande partie de la population blanche de l'Amé-

Fie I. Payianil:

rique et de l'Océanle, et qu'ils ont soumis à leur puissance une grande partie de l'Asie méridionale.

Nous établirons dans la famille teutonne trois groupes principaux : les Scandinaves, les Germains et les Anglais.

Scandinaves. — Les Scandinaves ont conservé d'une manière assez pure les caractères typiques de la famille teutonne. Leur intelligence est très-développée. Aussi rinstruction est-elle trèsrèpandue chez ces peuples, qui ont donné la plus vive impulsion

ki RACE BLANCHE.

aux progrès des sciences. Les ancieDoes poésies des Scandinaves, qui remontent jusqu'au huitième siècle, sont célèbres dans l'his- - toire de la littérature européenne.

Les Scandinaves comprennent trois populations bien distinctes: les Suédois, les Norvégiens et les Danois. Nous ajouterons À ce groupe la petJte population islandaise, qui est celle dont la langue se rapproche le plus de l'ancien Scandinave.

payian» iilandaia.

Les iles Féroë sont également habitées par des Scandinaves, et on reconnaît encore beaucoup de Suédois sur les côles de la Finlande. Mais dans les autres contrées où les Scandinaves avaient autrefois étendu leurs conquêtes, ils se sont, en g(!néral, fondus dans les peuples qu'ils ont soumis.

Les Islandais sont de taille moyenne et peu vigoureux. Us sont probes, fidèles et hospitaliers, et tiennent extrêmement à leur patrie. Ils ont peu d'industrie et ne savent que fabriquer des étoOies grossières et préparer les cuirs.

RAMEAU EUROPEEN. k:

Nous donnons ici rjuelques types islandais. I^a figure 1 représente des paysans islandais voyageant dans l< campagne, La figure 2 une veillée de paysans.

Les iVorvf'jirns sont robustes, vifs, durs à la fatigue, simples, liospilaliers et bienveillants.

On trouve en Norvège peu de différences dans les coutumes et usages des diverses classes de la société. Les mœurs sont ici vraiment démocratiques. C'est le paysan nui joue le rôle principal

W kk RACE BLANCHE. '

H dans les affaires du pays. La diète du peuple impose ses volonté

1 au gouvernement.

1 M. de Saint-Biaise, dans son Voyage dans les Etals scandinavet

ft

ionne au Norvégien un cunicléiy rude. oml)rageux. mais solià Une chose qui le frappa fuL le peu de sociabilité qui existe enUS es deux sexes. On s'y marie ordinairement avant vingt-cinq ani

manque de soin dans la toilette des feniDiei leur grâce naturelle.

Nous représentons dans les ligures 3, k, 5 d'habitants do la Norvège.

Les Danois (anciens Juks, ou Gollis] forment un peutile lier de sa race, plein de vaillance et d'opiniiUreté. Les hommes sont grands et forts; les femmes sveltes et alertes. Les cheveux sont blonds, les yeux bleus, le teinL éblouissant. Les enfants sont frais et vermeils, les vieillards lestes et droits sur leurs Jambes. Les voix sont belles, accentuées et mâles. On rencontre en Danemark un

mélange singulier 6e mœurs démocratiques et de coutumes féodales: des majorais à côté de lois égalîtaires. Les classes populaires ont un ardent désir de posséder en propre.

Il y a en Danemark trois classes de paysans : ceux qui ont maison avec cour, ceux qui ont maison seulement, ceux qui ont

sogD [KDrrége).

chambre à loyer. Les premiers ont leurs bahuts garnis d'une riche vaisselle; leurs femmes et leurs filles vont travailler aux champs avec des bagues aux doigts et des bracelets aux poignets. Le peuple a donc un assez large confortable. Joignez à cela une instruction générale, qui se trouve même dans la chaumière du paysan, etqui embrasse des notions d'agriculture, de géographie.

manque de soin dans la loiletle des femmes, qui contraste a« eur grâce naturelle. ] Nous représentons dans les Ugures 3, 4. 5, r>, 7 et 8 des tya d'habitants de la Norvège.

F.g. T. Costunn» d'BUurd«i (Morï*g«J.:

Les Danois (anciens Jules, ou Golfu] forment un peuple lier d^ race, plein de vaillance et d'opiniâtreté. Les hommes sont graq et forts; les femmes sveltes et alertes. Les cheveux sont bloD^ les yeus bleus, le teint éblouissant. Les enfants sont frais et ve meils, les vieillards lestes et droits sur leurs jambes, Les vo sont belles, accentuées et mâles. On rencontre en Danemark u

mélange singulier de mœurs démocratiques et de coutumes féodales: des majorats à câté de lois égalitaires. Les classes populaires 'ont un ardent désir de posséder en propre.

U y a en Danemark trois classes de paysans : ceux qui ont maison avec cour, ceux qui ont maison seulement, ceux qui ont

Pnom* du Saga (Norr^ga).

chambre à loyer. Les premiers ont leurs bahuts garnis d'une riche vaisselle; leurs femmes et leurs flUes vont travailler aux champs avec des bagues aux doigts et des bracelets aux poignets. Le peuple a donc un assez large confortable. Joignez à cela une instruction générale, qui se trouve même dans la chaumière du paysan, etqui embrasse des notions d'agriculture, de géographie.

d histoire et de calcul. La civilisation du Danemark est donc trèsgrande, plus grande assurément que celle de la France, de l'Angleterre, de l'Espagne et de l'Italie.

Il n'y a presque pas d'ivrognes en Danemark. Le mariage y est sacré.

Les mariages des paysans de Fionie durent sept jours. On danse et on festoie trois jours avant et trois jours après la noce. C'est au bruit des fanfares que se fait la célébration du mariage. Le marié est fort élégamment paré ; la mariée Test davantage encore; elle porte une sorte de diadème, où Ton voit les fleurs se mêler à l'or.

Germains.— X Tépoque où leurs tribus nomades erraient encore dans les forets, c'est-à-dire au temps de l'empire romain, les anciens habitants de la Germanie ressemblaient beaucoup à leurs voisins les Gaulois. C'étaient des hommes à la haute stature, aux formes vigoureuses et à la peau blanche. Seulement leurs cheveux étaient ordinairement roux, tandis que cliez les Gaulois le blond était la teinte dominante. La tête était forte et le front large, les yeux bleus. Mais les descendants modernes des antiques habitants de la Germanie ont subi beaucoup de modifications dans leur type physique, de sorte qu'il serait difficile de trouver aiyourd'hui dans la plus grande partie de l'Allemagne des caractères généraux quant à la structure de la tète et à la couleur des yeux ou à celle des cheveux.

Les Germains modernes, c'est-à-dire les Allemands, occupent une très-grande partie de l'Allemagne actuelle et de la Prusse orientale, ainsi qu'une large bande de pays à la droite du Rhin. On en trouve aussi dans diverses parties de la Hongrie, de la Pologne, de la Russie et de l'Amérique septentrionale. Les Allemands de l'Est et du Sud, s' étant beaucoup mêlés avec les peuples du midi de l'Europe, ne présentent point exclusivement le type teuton; on trouve parmi eux des hommes aux cheveux bruns et aux veux noirs.

Nous donnons dans les figures suivantes (fig. 9 à 22) quelques types et costumes des habitants de l'Allemagne actuelle (Bade, Wurtemberg, Souabe et Bavière). On y voit aussi les costumes nationaux de l'Alsace.

Nous emprunterons à un ouvrage publié en 1860, sous ce titre : Us races humaines et leur part dans la civilisation, par le doc-

RAMEAD EUROPÉEN. 49

teur Ctavel, ud tableau intéressant des mœurs de l'AUeniagne moderne.

t ConfÎDnnt, par sa fronli6rc ilu suil-one«l, au monde latin, par sa Tronlicre (lu siid-esl au moixte slave, par sa (roiil.âci? ilu nurJ à la Scaiitlinavie, l'AlIcmapne, dît le docteur Ulavel, n'a pas iln limites bien acciisru!'. Sur tonte sa périphérie, elle noITrc iilcnlité ni de imiur-i, ni de lan-iui,i'. ni de religion. Ses provinces liiuitniplics du Hani'tiiark sunt il muilié Scandinaves; celtes «lui conrinenl à la Itns^ie ou h la Tiiniuie sojil h iimilié itlaves; celles <]ui avtiisincnt l'Italie ou la l'nince sont à luoitji^ lalini's; elles forment dans leur enstiniblc une itouc niixle >'t plus largi.< daii-^ li's

■-^Jf^.

rnmtiïTi's de l'.Vllein^'gne que dans Im frouti. ros .l..- l^iules le^ aiilriM nationaliti't.

= C'est si'nleineni vers lo ceiiliJ- <\w: l'un renrunln- dans toule su |)uri'li; le ly|H! lil.iLi.l de la r.iTnunie, r..ri.Miii*ati.)ii f-'iidali- i-t li-i ii..iiiliri-ic^e« prlneipautê-t i]iii eu Miiit la cou-îtiiiu'iLce, i l'esl là i|ii>> -k^ Ininvi-iit également les ouidilion» cllmalérii[ncs sur li-npnOles si^ndilu m- niml-'ler eett'' raee aux yeux bleu», k la carnation éclatante de llauclicnr, ii la >tatiire élevi-e, aux tormet pleims <-t viL-oureuse<,

■ Do ini''mo i^ue lo Latin, amniircuï di- suleil et de Inmif-re. êlarpit ses (cnétrca. ccm^lrnit des leiTass.'s. dêrriclio ses Imis |.oiir leur subslitucc la culture de la viorne, du mCnie j'Allcniand veut, avant liuil, l'ombre et les

retraiteB mystérieuses. 1) cache sa maison sous les arbres, il rétrécît l'ouverture do ses renClres, il borde ses roules d'ormeaux touffus; il pousse jusqu'au culte le respect pour ses vieux chênes, il leur donne une <lme et une voix, il en fait la râ^idence d'une divinitd.

• Pour bien comprendre le génie allemand, il faut parcourir les sentiers des antiques forints, analysur les jeux de la lumière et de l'ombre, réparties sans ordre et sans gradation, coupant des perspectives bornées et étroites, donnant à un objet restrcinL un éclat qui contracte avec l'obscurité voisine, modifiant la figure, brisant la ligne, créant des aires obscures traversées de teintes irisées et de rayons ardents. Il faut, sous les arbres séculaires, écouter les sons répercutés par mille édios, se divisant et mourant dans les

CoitnmM tl« la 3ou*lie CStuttearl).

Uillis, chanFr.)s en frissonnrmenls dans les fi-iiilles du Iremljjc, en souinrs dans les rameaux du sajiin, m murmures harmonieux dans les ruisselcto qui (ourent t'nlre une doulili' rangio d'iris et do Sillicaircs. Il faut encore respirer l'rtcro parfum des feuilles lombées, ou l'aronie l'nivranl des merisiers en neiir. Alors on comprend lo tulle de la nature et l'espèce de druidisme qui se maintiennent dans la lilléralure allemande; on comprend la juisslon de Guithc |>our l'histoire naturelle; on entrevoit une signiDcation au poeiue de Faust; on s'impn'gnc de mélancolie, on devient ami de ce qui est doux, triste, mystérieux, fantastique, irrégulier et original.

• Ainsi rapprocha de ta nature , l'Allemand est naïf et primitif; il a Tin-

tuition de Tenrance des choses. Il sait remonter au passé el retrouver les premiers âges; il n'a pas la prescience ilc l'avenir; il résiste au progrès. S'il marclie vers IVgalité ot vers l'uniliï, c'est sous l'impulùon de l'idéal des Latins. En lui se trouve une résistance qui tient U sa nature patiente el Troide. Ses actes s'opèrent avec lenteur. Sa lan^e est à peine formée. Sa littérature, débordant d'imagination, manque d'élégance et de pureté : elle n'est pas mûre pour la prose; elle ne sait pas fain; un livre.

> Les arts plastiques de l'Allemagne possèdent aussi la naïveté et la rariëté, fruits de l'imagination; mais ils ignorent la jiroportiun, la pureté du style et l'élégance; ils ne savent coordonner ni les lignes iti les couleurs;

Fig. i)-iï. Cntuinei da Wurlcmbtrg (ulm).

souTent ils tournent au grotesque, ou sont imprégnés de lourdeur et de pédanterie; on sent qu'ils ne procù<ienl [>as des fils du soleil.

• Les Allemands ont une oreille merveilleuse pour apprécier les sons et traduire en mélodies les mouvements fugitifs de l'dme.

• ....Celui qui possède une constitution forte et tenace doit k sus moyens d'aclion l'énergie de la volonté. Ses projets ne sont pas con[;us à la légi'irc ; ils ne sont pas abandonnés sans de graves mulifs; ils sont souvent poursui- Tis & travers mille obstacles. De Ik cette activité patiente et continue de TAUemagne, qui réussit dans toutes les industries, malgré son morvellement et les emp6chemenb résultant de sa constitution politique.

■ Où les hommes sont laborîeui, patients el économes, on doit s'attendre

bi

KACE BLANCHE.

k voir la fniiiille s'or).'aniscr Turtemcnt el prcmire une inllucnce diicisivc mir les iiiiciirit riiittoimli'S.

« L'iinioiir, cliar^'é do rapproclinr les sexes el de rendre leur vie toiumuiio, n'esl, en Allemagne, ni Ms-positif, ni tr6s-ri>manea.|ue : il est rêveur. Il cliorrlie son ol^et dt'^s raUolcsccncc, ut le trouve viti>; il lui garde sa foi jusiiu'à l'ùpoque du mariage.

• Cl-s ti:ti)<;nillcs |ii\'m;iturées Étant admises par li's mœurs, on vuit ceux quVlli>s coiieerneiit au bras l'uu de l'autre ilaiis la foule, dans les fi>tes publiques oïl privt'es, dans les bois solitaires et dans les ombres du soir. Plaisirs l't [ipines, ils [larlaîrent tout, bcureux de sentir leur eœur battre h l'unisson, de se ivdire mille fois leur tendresse. La ])lacii|ilè du lem-

Fïg. li-IS. CoElnmei do li Oaviira (Hunlch).

péramenl et la L'erlitudi^ do s'apparlcnir iiii jour atténuent le danger de ces longs tèle-a-lète. Le jeune liomnic respecte celle i|ui doit porter son nom et dunner dans son ménage IVxemplu de la vertu ; la jeune fille Mi {.'at'ite iruiie séduetion iiui l'abaisserait et compromettrait son aveidr.

< On ne peut qu'applaudir à do pareilles mieurs. Elles assurent l'arenlr de la fennne et lu sauvent de la coquetterie ; elles plient rhomnic au râle de clief de famille, lui font penser h. l'avenir, lui évitent le lilicilinage, qui use te l'ieur autant que la lonslitution, enfin rendent son amour permanent en le tran-^ronnanl en liabituJc.

> Quand vient le Jour dus noce^, appela depuis tant d'années, les carac-

tères ont pris leur empreinte respective, les jeunes époux sa connaissent, ils n'ont pas à redouter les déceptions, ils ont cette probité du cœur qui n'admet qu'une seule tendresse.

■ Ici tout s'accorde Et relever la dignité de la femme. Dès l'adolescence et pendant les années oQ la beauté s'épanouit dans sa fleur, elle se sent l'objet d'un culte, elle est la maitresse. Tout ce qu'elle accorde, si minime que soit la fuvcur, acquiert un grand prix ; la pâquerette elllcui'éo par ses lâvres vaut bien mieux que l'or, le ruban qu'elle a poi'li^ devient réquivaleiit d'une décoration'. >

Celte peinture de mœurs allemandes se rapporte surtout aux habitants du midi de l'Allemagne, aux Autrichiens. C'est dans te

midi de l'Allemagne <iue l'on trouve cette activité patiente et cette douceur de mœurs décrites jiur le docteur Clavel. Mais ces qualités sont loin d'être l'apanage des habitants du nord et de l'ouest. Les Allemands du nord et de l'ouest se sont montrés à nu pendant la guerre de 1870, alors qu'une série de fatalités déplorables et d'inconséquences funestes avait livré notre malheureuse patrie à la discrétion de l'envahisseur. On a vu alors ce

■ ^'" *oc« AumaiRM, in-8*, I*»ri»j 1860, pagoi 'JûS et suhanlos.

qu'il fallait penser de U réputalion de bonhomie , de naïveté et de douceur que s'étaient acquise dans le vulgaire les peuples d'outrc-Hhin. Cette bo^ihomie est devenue une férocité non déguisée, cette naïveté une duplicité noire, cette douceur une violence liautaine et brutale. La haine, la fureur jalouse des Prussiens, qui s'étaient rués sur la France dans l'intention avouée de la réduire à l'impuissance et de la rayer, s'il était possible, de la carie des nations, leurs froides cruautés, leurs rapines éhontécs, sont trop présentes à la mémoire de tous pour qu'il

soit nécessaire di- los r;i[nn'!i.'r. La barh<irio [irussienne a atteint le niveau de celle di.'B Vamlales ilu si't:i)nd sii-L-lo.

.\iis Nuvanls se sont Uouvés assiz ernliarnissés jiour expliquer lanoinalie qui existait enWa les atles IVtoccs dtis armées gei-malîi'liies ul la ri'|iulaliori Inuli- contraire dont Jouissaienl nos voisins d'otitre-lthin. Ilaliilués à considérer les Allemands comme des litimmes itaisibles et iloiix, scnlimcnlals cl rêveurs, nous étions, en France, douloureusement sur|)ris de voir les faits démentir si cruellement une opinion généralement répandue. Cn travail

RAMEAU EDROPSEN. 59

ethnologique publié en 1871 par M. de Quatrefages, dans la Revue des DeuX'Mondes ^ ^ est venu expliquer scientifiquement cette anomalie.

M. de Quatrefages a prouvé, par des considérations empruntées tout à la fois à la linguistique , à la géologie , à Tethnologie et à l'histoire, que les Prussiens proprement dits, c'est-à-dire les habitants de la Poméranie, du Mecklembourg, du Brandebourg et de la Silésie» n'ont presque rien de la race germanique , qu'ils ne sont pas, de fait, Allemands, mais qu'ils résultent du mélange de Slaves et de Finnois avec les habitants primitifs de ces pays. Les Finnois avaient envahi de très-bonne heure la Poméranie et la Prusse orientale; plus tard, les Slaves conquirent le même pays, ainsi que le Brandebourg et la Silésie. Quelques peuiil.ides germaniques, auxquelles il faut joindre les résultats d'une immigration française qui eut lieu en Prusse sous Louis XIV, après la révocation de Tédit de Nantes, viennent s'ajouter au fond slave et finnois, pour composer la race prussienne contemporaine. Or les Slaves du nord ont une ruJesse de mœurs bien connue et un type tout particulier de belle stature et de forte constitution. Les Finnois, ou habitants primitifs des rives de la Baltique, ont comme caractères propres la ruse et la violence, unies à une remarquable ténacité. Les Prussiens modernes font revivre tous ces défauts de leurs ancêtres.

M. Godron, naturaliste de Nancy, qui a fort bien étudié la race allemande, disait : < Les Prussiens ne sont ni des Allemands ni des Slaves; ils sont Prussiens ! » Le fait est maintenant démontré par les Techerches de M. de Quatrefages. Au point de vue ethnologique, les Prussiens sont très-différents des populations allemandes, qui sont aujourd'hui courbées sous le joug de l'empereur Guillaume, sous le prétexte d'unité germaniciue.

Deux langues écrites différentes existent chez les peuples germains : la langue néerlandaise et la langue allemande.

La langue néerlandaise a donné naissance à trois dialectes : le hoUandaiSy le flamand et le frison.

Les Hollandais faisaient, au dix-septième siècle, le plus grand commerce maritime de la terre, et fondaient, à cette époque, un certain nombre de colonies.

Le Hollandais est, de sa nature, réservé et taciturne. I^ propre

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