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plus pur et plus brillant que le jais. La race n’a pas l’aspect efféminé, mais la vigueur musculaire manque, ce que le voyageur
RACE BRUNE
attribue à l’influence torride du climat. Les femmes sont généralement de moyenne stature. Leurs physionomies sont agréables,
Fig. 184. Types indiens (indigènes d’Ilaiderabad, ville du Scinde).
mais peu expressives et peu originales. Leurs yeux sont grands, noirs, doux et soumis, les mains fines et charmantes.
Les ligures 183, 184 et 185 représentent, d'après M. Lejean, les types des habitants du Scinde. Ces tètes lines et délicates, ces
mains petites et très-bien prises, ces traits réguliers, rappellent complètement, selon M. Guillaume Lejean, la race blanche européenne, et permettent d'identifier les habitants de cette partie
Fig. ISS. Femme du Scinde.
de l'Indeavec lçs anciens Aryas, ou Ariens, qui furent les colons de l'Europe primitive, et qui, partis, dit-on, des contrées persiques, allèrent se répandre en Europe et dans une partie de l'Asie.
RAGE BRUNE
C’est sans doute le cas de citer ici un peuple qui parait descendre d’Hindous des classes inférieures, lesquels auraient quitté leur patrie. Ce peuple compose ces groupes isolés qui parcourent toute la terre sans jamais se Axer nulle part et sans perdre leurs caractères particuliers. Nous voulons parler de ces tribus errantes qu’on nomme vulgairement les Bohémiens, Égyptiens, Gitanos, Zinga/-is, etc., qui parcourent les pays soit en mendiant, soit en exerçant quelque branche de basse industrie. Ces Bohémiens, ces Gitanos que l’on voit surtout dans le midi de la France, grands tondeurs de mules, grands rétameurs de casseroles, voleurs parfois, vagabonds toujours, paraissent descendre des Hindous des castes inférieures. Ce sont des parias voyageurs. Telle est du moins l’opinion de quelques ethnologistes modernes.
FAMILLE MALAliARE.
La famille malabarc, qui habite le Deccan, se distingue par plusieurs traits de la famille hindoue. Les peuples dont il s'agit ont le teint très-foncé et quelquefois noir. On distingue dans la famille malabare trois divisions principales : les Malabares proprement dits, dans la contrée de ce nom ; les Tamouls, qui dominent dans le Karnatic; les Telingas, qui se trouvent au nord-est.
Ni le langage, ni les mœurs, dans les peuples appartenant à cette famille, n’olfrent des particularités assez importantes pour que nous nous arrêtions à les décrire.