INDIEN LE
■KuPMl
• • * >ssùf .
!'!*' Mm t
Jl,% f » .
, . • •/, :/»»/•' i1** .a rouan *•. rrr^
; * . ‘a.. lîl . . L«*UT >-U4 SOM \ eu! îlUUt » •.
;|s^. i m: v v Ci-* . * I *1 \s ÎO.Iieil* t*.. ’< .
* • I fl>.' os îul'»FiMr;f\ J* tU' ! 1»**J Hl.-i »%
: * . !. * »-ê»| j*’7T»r.U‘î'.l oM-tfuÇi»
* .* . r r; -fui i^eri-î'ijuwJ Jt* la ntc»* rxon*» «n îr >
;viii !»»*'* -v» , pau.jtCi.re cl nimrûriir:: r
»\\;î...i. WMJl.NNH
• , <.../- (iif ; • îTi*ti is JX'TJpÎOT i l"
J'.'l'-’./n \nlii, .y lCr A >'l l’ffUf.
- «• *■ < * /« i * I cii'i ! i * à criic f.ouiPo on^ *>at>r
: ‘.i;' brun oiîWuiV. un 4 t.rllo peut»-, tm iYoirî v*-»* * ‘v«' v \ av hfiMiori-.-uix. ijon t>nü«,v à l'ardu* «« v-
> * , 1rs jar'irs ucjnînPitliM» île Ip iu>livic du
. I • !... .,*• Ut.ilo. Au sc.ZOUOr >:< » Yt tvs p.i VS Ûir- V t’UtOT -
n,; : ' i»’. ;s 'par lf s rj"i «.ouvüptiivnt 'îo.s u.
Cil» ’>lt !ln‘'P.*\ - .
' .»us *» cn\l«'i l'iis, #«li:ns rvMu r.'n,<iioT y<* • < /„ » :s d.'ttïiv. h;o*
i )tt% u s ,1 •iiPrti <( s‘, lu1’ ,\t,,rn n’fs (M les >,it ■' « f\ ,
Qjk* ./< ou InC'is • •• u •. A.i* •••»*♦ • ji*
<;e !'a k.mi **iii[ûr° *'■ r‘ iis lt«r u» u t» .oc » r «h .
i . \ i- i i«\t ■ •} • * " * ] l: . !<i OÙ»* 1 1
FWHhrTh A-Clr
J 9 «' eiJur. p 7
t> ft-tarnev. A/fi
INDIEN DE l AMÉRIQUE DU NORD
INDIEN DE t AMERIQUE DU SUD.
RACE ROUGE
RAMEAU MERIDIONAL
Les Incas étaient, au quinzième siècle, la race dominante parmi les nations du Pérou. Ils parlaient une langue particulière : le quichu.
Les anciens Incas, ceux qui vivaient avant l’invasion espagnole, possédaient une certaine civilisation. Us avaient exactement calculé la durée de l’année solaire; ils avaient fait d’assez grands progrès dans l’art de la sculpture; ils gardaient le souvenir de leur histoire, au moyen de signes symboliques; ils jouissaient d’un gouvernement bien organisé et d’un code de bonnes lois. On comptait parmi eux des orateurs, des poètes et des musiciens. Leur langue, imagée et douce à l'oreille, dénotait une longue culture. Leur religion était empreinte, au plus haut degré, du caractère spiritualiste. Ils reconnaissaient un Dieu, arbitre suprême, créateur de toutes choses. Ce dieu, c'était le soleil, et ils lui élevaient des temples superbes. Leur religion et leurs mœurs respiraient une grande douceur. Les farouches conquérants espagnols rencontrèrent ce peuple inoiTensif et doux, et ils n’eurent point de cesse qu’ils n’eussent anéanti par le fer et par le feu ces hommes simples et tranquilles qui valaient mieux que leurs cruels envahisseurs.
Les ligures S08 et 209 représentent des types d’incas tirés de l'arbre généalogique de la descendance impériale des Incas, qui a été publiée en 1863 dans le Tour du monde.
D’après le naturaliste Alcide d’Orbigny, qui a parfaitement décrit cette race, la couleur des peuples quicliuas, ou incas, n’est pas cuivrée, mais est un mélange de brun et d'olivâtre; leur taille moyenne n’est que de 1",60 ; celle des femmes est plus petite
RACE ROUGE
encore. Leurs épaules sont larges, carrées, la poitrine excessivement volumineuse, très-bombée et très-longue. Leurs mains et leurs pieds sont petits. Le crâne et les traits de ces peuples, fort bien caractérisés, constituent un type tout à fait distinct, qui ne se rapproche que des peuples mexicains. La tête est oblongue d’avant en arrière, un peu comprimée latéralement. Le front est légèrement bombé, court, fuyant un peu en arrière. Néanmoins le crâne est souvent volumineux, et annonce un assez grand développement du cerveau. La face est généralement large; le nez est toujours saillant, assez long, fortement aquilin, comme recourbé à son extrémité sur la lèvre supérieure, et percé de narines larges et très-ouvertes. La bouche est plutôt grande que
moyenne, et saillante sans que les lèvres soient grosses. Les dents sont toujours belles et persistantes dans la vieillesse. Le menton est assez court, sans être fuyant, quelquefois même il est assez saillant Les yeux, dedimcnsions moyennes et
Fig. 2o!). Coya Cahuana, rein«‘ des lacas.
même souvent petits, toujours horizontaux, ne sont jamais bridés ni relevés à leur angle extérieur. Les sourcils sont très-arqués, éLroits, peu fournis. Les cheveux, toujours d’un beau noir, sont gros, épais, longs, très lisses, trèsdroits et descendant très-bas sur les côtés du front. La barbe se réduit à quelques poils droits et rares, poussant fort tard, couvrant la lèvre supérieure, les côtés de la moustache et la partie culminante du menton. La physionomie de ces hommes est uniforme, sérieuse, réfléchie et même triste; on dirait qu ils veulent cacher leurs pensées sous l'aspect uniforme et concentré de leurs traits Rarement on voit chez les femmes une jolie figure.
On a retrouvé sur un vase ancien la peinture d’un Inca, qui est tout semblable à ceux d’aujourd’hui, et qui prouve que depuis
RAMEAU MERIDIONAL
quatre ou cinq siècles les traits de ces peuples n'ont éprouvé aucune altération sensible.
La race des Aymaras ressemble beaucoup, par les caractères physiques, à celle des Quichuas , dont elle se distingue d’ailleurs complètement par le langage.
Les Aymaras formaient une nation nombreuse, répandue sur une grande étendue de pays, et qui parait avoir été très-anciennement civilisée. On peut les considérer comme les descendants de cette race antique qui, dans des temps fort reculés, habitait les hautes plaines couvertes par les singuliers monuments de Tiagnanaco, la plus ancienne cité de l’Amérique méridionale et qui peuplait les bords du lac de Titicaca.
Les Aymaras ressemblent aux Quichuas par le trait le plus remarquable de leur organisation, c’est-à-dire par la longueur et la largeur de la poitrine qui, en permettant aux poumons de prendre un grand développement, rend ces races particulièrement propres à vivre sur les hautes montagnes. Pour la forme de la lète, les facultés intellectuelles, les mœurs, les coutumes et l’industrie, les Aymaras ressemblent aux Quichuas. Mais l’architecture de leurs monuments et de leurs tombeaux s’écartait beaucoup de celle des Incas.
Deux nations inférieures en nombre à celles dont nous venons de parler sont celle des Atacamas, qui occupent le versant occidental des Andes Péruviennes, et celle des Changos , qui occupent le versant de l’océan Pacifique. Les uns et les autres ressemblent aux Incas par leurs caractères physiques; mais la couleur de la peau des Changos est un peu plus foncée de ton et d’un bistre noirâtre.
Amis. — Les Indiens Antis comprennent plusieurs peuples, à savoir : les Yuracarès, les Mocetènes, les Tacanas, les Maropas et les Apolistas. Ces peuples habitent les Andes de Ja Bolivie. Leur teint est plus clair que celui des Incas; leurs formes sont moins massives, et leurs traits plus efféminés.
Le Voyage de l'océan Pacifique à l'occan Atlantique à travers l'Amérique du Sud , qu'a publié M. Paul Marcoy dans le Tour du monde , est accompagné de plusieurs dessins représentant les Indiens Antis, ainsi que quelques peuplades qui se rattachent à ce groupe. Nous reproduisons ici quelques-uns de ces dessins.
438 RACE ROUGE
Voici d’abord (Gg. 210 et 211) deux types de têtes d'indiens Antis.
Nous empruntons au voyage de M. Paul Marcoy les détails qui suivent sur les indigènes antis.
L’Antis est de taille moyenne et bien proportionnée. Ses formes sont arrondies. 11 se peint les joues et le tour des yeux avec du rouge emprunté au rocou. Le noir de genipa sert à colorer certaines parties de leur corps exposées à l’air. Leur vêtement se compose d'un sac tissé par les femmes, ainsi que la gibecière, en forme de cabas, que les hommes portent en sautoir, et dans laquelle ils mettent leurs objets de toilette, à savoir : un peigne fabriqué avec les épines du palmier chouta, du rocou en pâte, une moitié de pomme de genipa, un fragment de miroir enchâssé dans du bois, un peloton de (il, un morceau de cire, une pince à épiler, formée de deux valves de moule, une tabatière empruntée au test d un escargot et renfer-
mantdu tabac récolté
vert et moulu très-fin , un appareil à priser, fabriqué avéc deux bouts de roseau ou deux humérus de singe, soudés avec delà cire noire et figurant un angle aigu; quelquefois un couteau, des ciseaux , des hameçons et des aiguilles de fabrique européenne.
Les deux sexes portent la chevelure en queue de cheval, et coupée carrément à la hauteur de l’œil. Le seul bijou qu’ils |,or* tent est une pièce d’argent monnayé aplatie entre deux pierres, qu’ils percent et suspendent à la cloison de leurs narines. H* ont, comme parure, des colliers de verroteries, des graines de cédrel et de styrax, des peaux d’oiseaux de couleur brillante
RAMEAU MÉRIDIONAL
des becs de toucan, des ongles de tapir et jusqu’à des gousses de vanille suspendues à un fil.
Les maisons des Antis sont presque toujours bâties au bord des cours d’eau, isolées et à demi cachées par un rideau de végétation. Elles sont basses et malpropres. Une odeur de bète fauve règne dans ces logis où l’air a peine à circuler. Des abris en plein air (Gg. 212) remplacent dans la bonne saison l’intérieur des maisons.
Les armes des Antis sont la massue, l’arc et les flèches. Le pécheur surprend le poisson dans les eaux courantes à l’aide de flèches barbelées ou à trident. D’autres flèches à pointe de palmier ou à lance de bambou sont employées par le chasseur contre les oiseaux et les quadrupèdes.
Parfois les Antis empoisonnent, à l'aide du menispcrmum cocculus (coque du Levant), l’eau des criques ou des baies. Le poisson , enivré momentanément, se débat d’abord, puis monte le ventre en l’air, et vient flotter à la surface de l’eau, où on le prend à la main (fig. 213).
Lespoteriesdes Antis sont grossièrement fabriquées ,
. . , . . „ T Fit'. 211. Indien Antis.
peintes et vermssees. Ces Indiens vivent par familles, en couples isolés, et n’ont pour lois que leur bon plaisir. Ils ne se choisissent de chefs qu’en temps de guerre et pour marcher à l’ennemi. Les femmes, nubiles à douze ans, se marient avec celui qui les recherche, et qui a fait préalablement un cadeau aux parents. Elles préparent la nourriture de leur maître et mari, tissent ses vêtements, surveillent et récoltent les produits des plantations de riz, de manioc, de maïs, etc. Elles portent son bagage en voyage, le suivent à la guerre, et ramassent les flèches qu’il a lancées. Elles l’accompagnent à la chasse et à la pêche, rament dans sa pirogue, et rapportent au logis le butin fait sur l’ennemi et le produit de la chasse ou de la pêche. Malgré ce rude labeur et cet esclavage continuel, la femme prend gaiement son existence.
RACE ROUGE
7 La figure 214 représente une famille d Indiens Antis préparant un repas au seuil d’une forêt. Un grand vase de terre sert à faire cuire le poisson pêché au plus prochain cours d'eau.
A la mort d'un Antis, ses parents et ses amis se réunissent dans sa demeure, prennent par la tête et par les pieds le cadavre en-
Fig. 2t2. Indiens Antis.
veloppé dans un sac et le jettent à la rivière, puis ils dévastent le logis. Us brisent l’arc, les flèches et les poteries du défunt, éparpillent les cendres de son foyer, saccagent sa plantation, coupent à ras de terre les arbres qu’il a plantés, et finalement mettent le feu à sa hutte. Désormais l'endroit est réputé impur. Chacun s'en écarte en passant. La végétation reprend bientôt ses
RAMEAU MÉRIDIONAL. 441
droits, et le mort est définitivement effacé du souvenir des vivants.
Fig. 21 a. Pêche en rivière chez les Anlis.
Les Antis, qui traitent si mal leurs morts, professent le même dédain pour les vieillards. C’est pour eux qu est l’aliment rebuté, le haillon sali, la place dédaignée au foyer.
442 RACE ROUGE
Leur religion esl un pèle-méle de théogonies, dans lequel on reconnaît cependant la notion de l’existence d’un Dieu suprême.
Fig. 21 Iti-pa* «les Indiens Antis au seuil d'une forêt.
l’idée des deux principes du bien et du mal, enfin la rémunération ou le châtiment au sortir de cette vie.
Les mœurs de ces peuplades sont, comme on le voit, un assez singulier mélange. Le bon plaisir est la loi dominante et comme la sagesse de cette nation, qui vit en liberté au sein de la nature.
RAMEAU MERIDIONAL
L’idiome des Indiens Antis est doux et facile. Ils le parlent avec une extrême volubilité, d’un ton sourd et voilé, mais toujours égal.
Araucaniens. — Ces peuples s’étendent sur le versant occidental des Andes, depuis le 30* degré de latitude sud jusqu’à l’extrémité de la Terre de Feu. Ils occupent aussi les vallées supérieures et les plaines situées à l’est des Cordillères.
Les Araucaniens composent deux nations : les Araucaniens pro-
Fig. 215. Araucanien.
prement dits, guerriers indomptables, dont l'héroïsme est célébré dans l’histoire de la conquête du Pérou par les Espagnols, et les Pécherais , qui habitent la partie la plus australe des montagnes américaines.
Ces deux peuples présentent, d’après A. d’Orbigny, une grande similitude au point de vue des caractères physiques : tête forte à proportion du corps, visage arrondi, pommettes saillantes, bouche large, lèvres épaisses, nez court et épaté, narines larges, front étroit et fuyant, yeux horizontaux, barbe rare.
RACE ROUGE
Ukk
La figure 215 représente, d’après l'ouvrage de Pritchard, un de ces Indiens d’Araucanie, qui peuvent être considérés comme les plus policés des Indiens libres de l'Amérique méridionale.
Les Araucaniens ne mènent pas, en effet, l’existence nomade des peuplades indiennes. Défendus par d’épaisses forêts contre les attaques et l’invasion des Américains, ils bâtissent avec le bois et le fer de véritables maisons, et leurs mœurs dénotent une civilisation rudimentaire.
Un ancien avoué de Périgueux. M. de Tonneins, avait réussi à se faire nommer roi de cette peuplade, et il a régné sur ses sujets araucaniens sous le nom de (/rélie 1". Malheureusement, la changeante fortune a enlevé son trône à notre compatriote, qui vit aujourd'hui à Marseille, exploitant bourgeoisement un fonds de quincaillerie, et publiant un journal à ses moments perdus.
Les Pécherais habitent toutes les côtes de la Terre de Feu et les deux rives du détroit de Magellan. Leur genre de vie et les glaces qui couvrent tout l'intérieur du pays montueux qu’ils habitent les forcent à se tenir exclusivement sur les rivages de la mer.
Les Pécherais sont de couleur olivâtre ou basanée. Ils sont bien bâtis, mais leurs formes sont massives. Leur démarche chancelante tient à la courbure de leurs jambes, déterminée par la manière dont ils s’asseyent à terre à la façon des Orientaux. Leur sourire doux et naïf dénote un caractère obligeant.
Essentiellement nomades, ils ne se réunissent pas en société. Ils vont en petit nombre, par groupes de deux ou trois familles, vivant de chasse et de pèche, changeant de séjour dès qu'ils ont épuisé les animaux et les coquillages des côtes. Habitant une terre morcelée en une multitude d’iles, ils sont devenus navigateurs, et parcourent incessamment toutes les plages de la Terre de Feu et des contrées situées à l’est du détroit. Armés de simples coquilles ou de haches en silex, ils se font avec l'écorce des arbres des barques de douze à quinze pieds de long sur trois de large.
Leurs huttes (fig. 216) sont recouvertes d’argile ou de peau de phoque. Un beau matin, ils les abandonnent, et toute la famille monte en nacelle avec ses nombreux chiens. Les femmes rament; les hommes se tiennent prêts à percer d’un dard armé d’une pierre aigue à son extrémité le poisson qu’ils aperçoivent. Iis arrivent ainsi à une autre île. Aussitôt les femmes mettent leur pirogue en sûreté, et vont à la pèche aux coquillages, tandis que
RAMEAU MERIDIONAL
les hommes chassent avec la fronde ou l’arc. Après une courte station, nouveau départ.
Ces pauvres gens sont donc sans cesse exposés aux dangers de la mer et aux intempéries des saisons, et pourtant ils sont, pour . ainsi dire, sans vêtements. A peine si les épaules de l’homme sont couvertes d’un morceau de peau de phoque, tandis que la femme n'a pour se couvrir qu’un petit tablier de la même peau.
Malgré cette rude existence, les Pécherais ont de la coquetterie. Ils se chargent le cou, les bras, les jambes, de colifichets ou de
Fi?. vif». Huiles de Pécherais.
coquilles. Ils se peignent le corps, et plus souvent la ligure, de divers dessins blancs, noirs et rouges. Les hommes ornent quelquefois leur tète d'un bouquet de plumes. Tous portent des espèces de bottines faites de peau de phoque.
Comme tous les peuples chasseurs, les Pécherais ont entre eux de fréquentes querelles, et même de petites guerres, qui durent peu, mais qui se renouvellent souvent.
Des coquillages cuits ou crus, des poissons, des oiseaux, des phoques dont ils mangent la graisse crue, telle est leur nourriture, qu’ils partagent avec les chiens, leurs compagnons fidèles.
RACE ROUGE
Pendant l’époque la plus rigoureuse de l’hiver, ils ne passent pas le temps sous terre, comme les habitants du pôle nord, mais poursuivent leurs travaux en plein air, en se garantissant le mieux qu’ils peuvent du froid qui règne sur ce rivage, en dépit de son nom trompeur de Terre de Feu. Cette Lrre de Feu, en raison de son voisinage du pôle austral, est pendant la plus grande partie de l’année une terre de glace.
Les femmes sont soumises aux plus rudes travaux. Elles rament, elles pèchent, elles construisent les cabanes, elles plongent dans la mer, même par les froids les plus intenses, pour aller chercher les coquillages attachés aux rochers.
Le langage des Pécherais se rapproche, quant aux sons, de celui des Patagons et des Puelches, et de celui des Araucaniens quant aux formes. Leurs armes, leur religion, les peintures de leur visage sont aussi celles des trois nations voisines.