PAPOU
HEURE DE CUINEE
RACE NOIRE
Fig. 263. Danse guerrière des Cafres
Fig. 263. Danse guerrière des Cafres.
lité de l’âme; mais ils altèrent le sentiment religieux par diverses superstitions.
Les diverses tribus de cette grande nation ont des caractères physiques communs, et qui ne se trouvent dans aucun autre peuple d’Afrique. Les Cafres sont bien plus grands et plus forts que le reste des Africains. Leurs membres sont bien proportionnés. Leur peau est brune, leurs cheveux sont noirs et laineux. Ils ont le front élevé et le nez droit des Européens, avec les
Fig. 264. Cafrc (d'après un moulage du Muséum d’iusloire naturelle de Paris).
lèvres épaisses des Nègres, les pommettes hautes et proéminentes des Hottentots. Leur langage est sonore, suave et harmonieux, avec des clappements dans l’articulation.
Nous rangeons parmi les Cafres :
1° Les Cafres méridionaux, qui comprennent les Amakisas, les Amathymbas ou Tamboukis, les Amapendas et d’autres peuplades;
2° Les Amazulas, les Vatwas, et d’autres tribus belliqueuses
RACE NOIRE
nomades, qui depuis peu de temps se sont avancées dans l’intérieur, vers le sud ; .
3° Les habitants de la baie Delagoa, qui ressemblent davantage aux Nègres ;
4° Les Bechuanas et toutes les nombreuses tribus situées vers le nord et dans l’intérieur, parmi lesquelles on parle une langue particulière, la langue sichuana.
Les tribus Bechuanas sont les plus avancées de ces quatre peu-
Fig. "iti S. Naturel de la côte de Mozambique (d’après Prilchard).
plades. Le voyageur Livingstone, qui a fait un long séjour parmi les Bechuanas, en a donné d’excellentes descriptions dans son ouvrage, Y Exploration du Zambèse.
Les Bechuanas sont avancés sous le rapport des arts et de la civilisation. Ils habitent de grandes villes, ont des maisons bien bâties, cultivent la terre et savent conserver les récoltes d’une année à l'autre. Leurs traits tendent à se rapprocher de ceux des Européens.
Bans le pays des Tammahas, non loin de Marliow, ville de dix
mille âmes, s’étendent des champs de blé de plusieurs centaines d’acres, qui témoignent d’un état agricole et industriel assez avancé.
Les Maratsis cultivent le sucre et le tabac, fabriquent des rasoirs et des couteaux, se construisent des maisons en maçonnerie, qu’ils ornent de pilastres et de moulures.
Il faut également rattacher aux Cafres les habitants de la côte de Mozambique, c’est-à-dire la portion de la côte ouest de l’Afrique qui s’étend de l’embouchure du Zambèse au cap Delgado. La ligure 265 représente le type d'un naturel de cette côte.