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née ; et les républiques sud-américaines, la France, l'Espagne du côté de l’Atlantique, abondent en radeseten ports de toutes sortes. Leur marine ne le cède en 7.2 à celle des autres peuples. Quand la moralité et la tranquillité seront revenues, quand la paix et la liberté règneront sur les races latines, les naissances s’accroftront.
Non, certes, les peuples latins ne sont pas dénués de tout. Les races saxonnes confinées dans leurs terres incultes, les races slaves dans leurs déserts inhabités, n’offrent point un ensemble aussi harmonieux. La France a l’argent, l’Espagne a la bravoure et la patience, l’Italie la sobriété, et les Républiques sud-américaines ont l’espace. Ce n’est point, certes, le coté physique qui est inquiétant, c’est plutôt le côté moral, c’est la régénération de l’esprit et du cœur.
I1 faudra que la France reconnaisse que de puis 1789 elle a fait fausse route : il faudra que l'Espagne étouffe les révoltes et proscrive les anarchistes ; il faudra aue l’Amérique latine se décide à la stabilité ; il faudra que l’Italie, reconnaissant que son unification a été une erreur politique et sociale, se résolve à rendre Rome au Pape et Naples aux Bourbons. Il sera nécessaire que de l’esprit de ces peuples on extirpe les principes de la philosophie menteuse ; qu’on lui dise que l’âme existe, que la vie future n’est pas un mythe, que la religion est né-
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cessaire à la paix intérieure de l’homme et à la grandeur des nations ; il faudra que ces peuples sachent qu’une autorité conférée par lui seul est en réalité u gouvernement bâtard s’il n’a pas reçu l’inve ure divine. Et alors, quand les Latins sauront cela, quand ils se seront redonné des gouvernements stables, libéraux, chrétiens, 1ls pourront dire que le mal est réparé. Le jour ne sera pas loin où la race latine, ayant vomi le poison de l’athéisme et de l’anarchie, ayant repoussé la franc-maçonnerie qui propage les mensonges de Voltaire et les rêveries malsaines du Gènevois névrosé, redeviendra comme autrefois l'arbitre de l’univers et le champion du droit contre la force brutale.
Cette régénération est-elle possible ? Les partisans de ;’évolutionnisme le nient. Ils invoquent à l’appui de leur thèse l'exemple de la Grèce et de Rome. Cet exemple est faux, nous l’avons dit plus haut, car Rome et la Grèce, quand elles arrivèrent au point où nous en sommes n'avaient plus qu’à mourir. Le paganisme usé ne Jeur permettait point d’espérer une régénération morale. La religion du Christ
permet au contraire, aux nations chrétiennes, plus particulièrement aux nations catholiques,
c’est-à-dire aux nations latines de se relever quand elles sont iombées, et il semble qu’au baptistère de Reims, Rémi, baptisant la France en la personne de son Roi, a promis à la race latine
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tout entière, pourvu qu’elle gardât sans l’altcrer le dépôt de la foi, l’amour du devoir, le respect du droit et de l’honneur, l’existence politique jusqu’à la fin du monde, c’est-à-dire l’immortalité.