LA SYMPHONIE DE L OR I
Aventurier tenté par la chimère auguste, I! a, deux fois vainqueur, conquis l'or et l'amour; Médée, auprès de lui couchée, offre son buste Aux caprices du vent qui monte avec le jour.
Le héros, maintenant, se sent une âme neuve, il évoque l'Hellade et son ciel familier. Et le retour au port, après les jours d'épreuve. De la nef triomphale où luit l'or du bélier.
Le soleil a percé les brumes de l'aurore. Tout flamboie et Médée, au milieu du décor, Inconsciente des destins en marche, dort Sur la fauve toison dont le leflet la dore. Symbole redouté de l'éternel accord Entre la femme et l'or !
Dans le tumulte des voix hautes.
Voici que s'approche des côtes Le navire des Argonautes.
I2X LES RADKS
DANAE
L'argument suprême et brutal Ouvre à Jupiter la demeure De Danaé qui rit et pleure, Sous une averse de métal.
Grande duchesse ou courtisane, Danaé, c'est la femme encor Qui, pour le seul amour de l'or, Depuis les temps anciens se damne.
L'aventure est pareille en tous lieux et toujours.
L'or est le maître des amours.
Et les trésors de la fabuleuse Golconde
Ne valent pas le louis d'or !
Partout il entre, à toute heure, comme la mort; Mais comme un être pur évite un être immonde,
Quand il entre, une vertu sort.
LA SYMPflONFF. DE L OR I 2Q