RECHERCHES SUR LA SYLVIENNE ET SES BRANCHES
Frappé de la facilité avec laquelle il est possible de suivre sur un cerveau préalablement formolé, non seulement le trajet .du tronc de l'artère sylvienne, mais encore celui de ses branches superficielles, M. Foix nous conseilla de recourir à la simple dissection du vaisseau. À aucun moment, au cours de nos recherches, un tel procédé ne nous a paru insuffisant : aussi nous semble-t-il inutile d'employer les méthodes d'injection à l'aide de substances si variées qui ont servi aux travaux de nos prédécesseurs. Disons cependant qu'il n’entrait nullement dans nos intentions de suivre par un tel procédé les artères jusque dans leurs ramifications intra-cérébrales ou d'étudier leurs anastomoses. Nous n'avons donc ni technique ni matériel à décrire. Il suflit de bien formoler le cerveau avant son extirpation comme dans toute autopsie soigneuse des centres nerveux, puis de le laisser durcir quelques jours dans le formol pour qu'à l’aide d’une simple pince à dissection on puisse mettre en évidence les moindres détails de l’anatomie de l'artère sylvienne : la plus importante par l’étendue de son territoire, par l'intérêt du rôle physiologique de ce dernier.
Les caprices du trajet du vaisseau dans la vallée sylvienne, l’'enchevêtrement apparent de toute une série de branches artérielles divergentes, qui saute aux yeux dès que l’on écarte les opercules qui recouvrent le lobe de l’insula, ne constituent aucune réelle difficulté. On a vite fait de se rendre compte de l'aspect général du vaisseauet de ses branches et dès que l’on a présent à l'esprit le schéma de la distribution de la sylvienne,