L'ARTÈRE TEMPORALE POSTÉRIEURE
Ce que nous venons de dire nous permettra d'être bref sur la description de la temporale postérieure.
Dans la disposition classique, elle se détache du bord inférieur de la sylvienne un peu avant que celle-ci se dégage de la vallée sylvienne, bien après les artères ascendantes, mais avant la pariétale postérieure. Elle se dirige obliquement d'avant en arrière et de bas en haut, empruntant comme la temporale antérieure, mais dans leur extrémité postérieure, successivement, les deux sillons temporaux parallèles, Comme l'ont fait remarquer Moutier, puis Mlle Tixier, elle prolonge le territoire de la sylvienne jusque sur la face externe des circonvolutions occipitales que les anciens auteurs faisaient dépendre de la cérébrale postérieure. ;
Nous avons vu qu’il y a balancement entre l'importance respective de cette temporale postérieure et de l’antérieure, Elle peut, en effet, être très réduite, elle peut aussi, quand l’antérieure est peu développée, être dédoublée ou même triplée. Tenant sous sa dépendance la partie la plus importante du territoire de l’'aphasie de Wernicke, on conçoit son intérêt accru encore par son rôle dans l'irrigation des radiations optiques.
Avec l'artère pariétale postérieure et l'artère du pli courbe que nous décrirons plus loin, elle contribue à assurer l’irrigation du territoire, dit postérieur de la sylvienne.