L'ARTÈRE TEMPORALE ANTÉRIEURE
Constante, elle a une origine précoce constante également: Elle naît en général près de 1 centimètre avant toute autre branche de la partie initiale de la sylvienne, dans ce segment.
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qui abandonne par son bord supérieur les perforantes et qui donne parfois aussi une petite collatérale que nous retrouverons, pour le sillon orbitaire externe. Mlle Tixier signale aussi cette origine précoce,mais elle considère la temporale antéricure comme une collatérale non du trone sylvien lui-même, mais du tronc secondaire inférieur, artère de la zone de Wernicke. Or, même dans les cas rares où cette bifurcation de la sylvienne existait, nous avons toujours vu la temporale antérieure se détacher de l’origine même du vaisseau.
La temporale antérieure naît donc à la face inférieure du
Fig. 9 — Disposition classique des artères temporales antérieure et postérieure : elles sont d'importance égale.
cerveau, elle se dirige alors de dedans en dehors et d'avant en arrière, recouverte par l'opercule temporal, dont elle se dégage plus ou moins rapidement pour apparaître à la face externe de la première circonvolution temporale ; elle va décrire alors une série de flexuosités pour aborder tout d’abord le premier sillon temporal, le parcourir sur un trajet de 1 à 2 centimètres, devenir de nouveau superficielie au niveau de la deuxième circonvolulion temporale, s'enfoncer dans le deuxième sillon temporal et en sortir en donnant des arborisations multiples qui atteignent le bord inférieur de la face externe du cerveau en son milieu. Dans son trajet antéro-postérieur et descendant en escalier, elle abandonne toute une série de rameaux qui irriguent la moitié antérieuré du lobe temporal jusqu’à l'union de la face externe et de la face inférieure où apparaît le territoire de la cérébrale postérieure.
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Mais cette artère de 3 à 4 millimètres de calibre est d'importance fort variable, Parfois, c'est le cas classique, elle se présente telle que nous venons de la décrire ; nous l’avons constaté trente-deux fois sur cinquante. Dans ces cas la temporale postérieure est d'importance égale et c'est à elle que revient l’irrigation de la moitié postérieure du lobe temporal et de la face externe des circonvolutions occipitales (fig. 9). Mais souvent, aussi, dix-huit fois sur cinquante, la temporale antérieure est
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Fig. 10. — Artère temporale antérieure très longue, avec temporale postérieure très courte.
très longue tandis que la postérieure est très réduite ou même fait défaut. C’est la temporale antérieure dont la direction générale reste sensiblement la même que précédemment, qui aboutit en empruntant d'abord le premier sillon temporal, puis le deuxième, jusqu’à l'extrémité postérieure de la face externe du lobe temporal et jusqu’au lobe occipital (fig. 10). Elle abandonne tout le long de son trajet toute une série de branches qui assurent l'irrigation de ce vaste territoire. Il n’est pas rare dans ces cas que son origine sur la sylvienne se fasse seulement au niveau de la naissance des premières branches ascendantes et que l’on trouve à la partie toute initiale du tronc sylvien une petite branche isolée destinée à l'extrémité antérieure du lobe temporal (fig. 11).
Ces variations n'ont pas qu’un intérêt purement anatomique. Comme le territoire de la temporale antérieure est respecté
dans les ramollissements sylviens postérieurs, elles ont en effet üne influence considérable sur la séméiologie des syndromes
aphasiques.
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Fis. 11. — Artère temporale antérieure très longue et double, Fe à :