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sauf sur quelques points de détail, l'exactitude des descriptions anciennes, celles de Duret, de Charpy, de Mouchet surtout, dont nous avons signalé le travail si minutieux et d'un si grand intérêt.
Fig. 17. — Territoire profond de la sylvienne, putamino-capsulo-caudé injecté par le collargol. 3
Nous nous sommes en outre servi pour la conception du territoire profond de la sylvienne, de nos observations anatomopathologiques dans lesquelles les ramollissements dessinaient avec une grande exactitude ce territoire (fig. 18).
Lorsqu'on regarde un hémisphère cérébral par sa face inférieure et que l’onsoulève légèrement la sylvienne à son origine, on voit se détacher du bord supérieur de celle-ci, sur une distance qui n'excède pas 1 à 2 centimètres, toute une série de branches extrêmement fines, au nombre de 10 à 12, qui montent
aussitôt presque verticalement, à la façon de «groupes de rejetons qui poussent au pied des grands arbres». Ce sont les artères perforantes ou centrales. Elles divergent toutefois quelque peu pour se porter vers celte lamelle grise qui constitue
Fig. 18. — Ramollissement hémorragipare du territoire sylvien profond, dessinant très exactement le trajet des perforantes.
l'espace perforé antérieur. Circonscrite par la bandelette optique en arrière, les circonvolutions frontales en avant, cette lamelle est percée d’un grand nombre de petits orifices à travers lesquels passent les branches perforantes de la sylvienne pour se rendre aux ganglions de la base, dent pour la majeure part elles assurent l'irrigation.
Elles apparaissent alors massées dans la substance cérébrale en un confluent d'aspect pseudo-caverneux à partir duquel elles divergent pour aller à leur destination. Elles décrivent
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alors, d’une façon générale, une courbe à concavité dirigée en dedans et en bas. On se rappelle la conception classique des artères perforantes divisées en striées internes pallidales et striées externes putaminales, parmi lesquelles les plus antérieures iraient au noyau caudé (artères lenticulo-striées), les plus postérieures à la couche optique (artères lenticulo-optiques).
En réalité l'observation directe anatomo-pathologique et les injections nous conduisent aux conclusions suivantes (fig. 19) :
1° Le gros des perforantes sylviennes est constitué par les artères striées externes de Duret, ou mieux, par les artères putamino-capsulo-caudées.
2° Quelques perforantes nées de la sylvienne vont à la partie externe du globus pallidus, elles méritent le nom de pallidales externes par opposition aux pallidales internes nées de la choroïdienne antérieure ;
30 Quant aux artères lenticulo-optiques,si elles existent, elles sont certainement très peu importantes. Ayer ne les signale pas sur ses schémas. Beevor neles a pas trouvées. Mouchet les considère comme très rares. Nous avons, de notre côté, constaté que dans les ramollissements sylviens profonds, qu’elle que soit leur étendue, la couche optique reste sensiblement indemne.
Somme toute, le territoire sylvien profond ou central se confond pour la majeure part avec la substance striée proprement dite(striatum — putamen + noyau caudé). Il ne l'irrigue pourtant pas complètement puisque sa partie antérieure (deux tiers inférieurs de la tête du noyau caudé plus pont d'union putaminocapsulo-caudé) dépend de la cérébrale antérieure, Il déborde en outre quelque peu la substance striée puisqu'ilirrigue la partie externe du pallidum.
En outre, ce territoire comprend la partie haute de la capsule interne antérieure, et l'étage supérieur (putamino-caudé) de la capsule interne postérieure, dont l'étage inférieur (pallidothalamique dépend de la choroïdienne antérieure, Il comprend également la capsule externe.
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