DEUXIÈME PARTIE
SYNDROMES ANATOMO-CLINIQUES DE LA SYLVIENNE
Division
Basée sur une connaissance précise des territoires artériels, la classification des ramollissements sylviens devient très simple. Si jusqu'ici elle n’est restée qu’à l’état d’ébauche, c’est que la plupart des auteurs ont négligé de tenir compte du rapport constant des lésions et de la vascularisation. Et, de fait, quand on relit les observations, pourtant si nombreuses, de ramollissements sylviens, nulle part on ne trouve l'explication de la topographie de la maladie dont dépend cependant le tableau clinique. De telles observations nous ont donc paru matériellement inutilisables et seuls les documents anatomocliniques recueillis dans le service de M. Foix ont pu servir de base à cette étude.
Certes Charcot, dans ses passionnantes « Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau », insiste, à plusieurs reprises, sur l’interdépendance de la topographie du ramollisements et du siège de la lésion artérielle oblitérante mais les documents anatomo-cliniques y sont rares, peu précis ou incomplets au point de vue qui nous intéresse.
C'est surtout M. Pierre Marie qui contribua à répandre la conception des ramollissements sylviens en tantque syndromes vasculaires. Dès ses premiers articles sur l'aphasie, il mit en