‹ Les Ramollissements SylviensChapitre 45 sur 74 · LAS ASS · texte numérisé non relu

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tion ne suflisent pas pour établir la nature thalamique de la lésion. Nous verrons en effet plus loin qu’une lésion pariétale peut aussi les produire.

La même lésion portant sur le cerveau gauche va déterminer non seulement une hémiplégie avec troubles sensi-

Fig. 38. — Même cas en coupe horizontale.

tifs, hémianopsie, que nous venons de décrire, mais encore des troubles de la parole et d'apraxie qui se montrent fort différents de ceux que l’on constate quand le territoire postérieur proprement dit est seul touché. En pareils cas, en effet, l'arthrie est profondément touchée et la parole devient impossible, ou très difficile, Dans une de nos observations (obs. XXIV) la malade était dans l'impossibilité presque complète de prononcer une parole. Elle répétait continuellement une syllabe « vé, vé ». Chez une autre malade (obs. XXV, fig. 39) les troubles aphasiques sitôt après leur apparition étaient à prédominance de Vernicke. Très rapidement en même temps qu'apparaissaient des troubles moteurs plus nets, la dysarthrie devenait très marquée. Cette variété d’aphasie de Broca par ramollissement sylvien postérieur peut donc être d’un diagnostic difficile avec celle qui résulte du grand ramollissement sylvien superficiel. En réalité cela n’est pas. Au point de vue aphasie tout d’abord, les troubles de l'aphasie de Vernicke et les phénomènes d’apraxie idéo-motrice et idéatoire se montrent beaucoup plus marqués dans l’aphasie de Broca par ramollis-

sement sylvien postérieur. Ils sont au premier plan tandis qu'au contraire ce sont les troubles anarthriques qui prédominent dans les variétés habituelles de l’aphasie de Broca.

Fig. 39. — Gros ramollissement sylvien postérieur, débordant en profondeur sur le territoire de l’artère du sillon interpariétal (0Obs.XXV).

Au point de vue troubles moteurs et sensitifs, l’'hémiplégie reste dans cette forme très modérée alors que les troubles sensitifs sont importants, au contraire de ce qui se passe dans le grand ramollissement sylvien superficiel où l’hémiplégie l’emporte de beaucoup sur l’hémianesthésie.

Enfin l’hémianopsie est de règle dans ce ramollissement sylvien postérieur. Elle manque au contraire en général dans le grand ramollissement sylvien superficiel.

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