‹ Les Ramollissements SylviensChapitre 8 sur 74 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'interprétation des lésions en foyer du territoire sylvien nécessite une connaissance précise de l’anatomie normale de l’artère sylvienne et de ses branches. Les ramollissements sylviens sont en effet des syndromes vasculaires au même titre que les ramoliissements de la cérébrale postérieure et de la cérébrale antérieure que les travaux de MM. Foix, Masson et Hillemand ont déjà précisés.

Leur topographie est absolument calquée sur celle des territoires artériels ; elle se présente donc avec une fixité en rapport avec la relative fixité de l'irrigation. C’est là une notion capitale qu’on ne saurait négliger si l’on veut établir une classification des ramollissements sylviens profonds ou superficiels. Elle ne suffit cependant pas pour l'interprétation de ces derniers qui serait erronée si l’on n'avait soin, en outre, de tenir compte non seulement des lésions corticales, mais encore des lésions sous-corticales — car le territoire superficiel de la sylvienne n’est pas strictement limité au cortex, il s'étend encore à la substance blanche sous-jacente ; ilest cortico-sous-cortical et les ramollissements qui le frappent sont cortico-sous-corticaux.

En partant de telles données, la classification des ramollissements sylviens devient d’une simplicité extrême et permet d'individualiser des types anatomo-cliniques qui apparaissent étonnamment fixes.

M. Lévy I

Nous étudierons donc tout d’abord avec soin l'anatomie de l'artère sylvienne, le trajet et le mode de division du tronc, l'origine des branches corticales et profondes, leur trajet et leur distribution. |

A la lumière de ces connaissances anatomiques, nous préciserons la topographie des ramollissements du territoire sylvien. Nous verrons ainsi que ceux-ci se montrent toujours sensiblement identiques pour une lésion siégeant en un point donné du tronc ou de l’une de ses branches et que leur diversité dépend des variations du siège de la lésion artérielle. Nous pourrons ainsi décrire toute une série de syndromes anatomo-cliniques dont les nombreuses observations recueillies à l'Hospice d’Ivry nous ont permis de préciser les caractères.

Ce travail nous a été inspiré par notre Maître M. Foix. Nous tenons à lui exprimer icila respectueuse reconnaissance que nous lui gardons pour la bienveillance avec laquelle il nous a aidé de son expérience et prodigué ses conseils.

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