PESTE
Le document le plus ancien se trouverait dans la Bible. En décrivant l'épidémie qui frappa les Philistins, l'historien sacré écrit : « Et ebullierunt villae et agri...-et nati sunt mures et facta est confusio mortis magnae in civitatae ». Nicolas Poussin, qui peignit, vers 1630, le tableau des Philistins frappés de la peste, n’a pas manqué de repré-
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senter des cadavres de Rats près des pestiférés. On avait donc remarqué, chez les Hébreux, que les épidémies de peste étaient précédées ou accompagnées d’une excessive mortalité des Rats.
Chez les Egyptiens, la peste était symbolisée par un Pat. À Thèbes, dans le temple de Ptah, le dieu de la destruction était représenté avec un Rat dans Ja main.
L'Ancien Testament raconte que l'Ange exterminateur mit à mort, en une seule nuit, 185.000 hommes de l’armée de Sennachérib. La tradition Egyptienne donne, de ce fait, une tout autre ver sion. Les Assyriens ayant envahi l'Egypte, durent regagner Ninive à marches forcées, parce que Ptah avait envoyé une nuée de Rats dans leur camp. |
La participation des Rats à la diffusion de la peste est indiquée dans les mémoires de Ichangir
Schangir, empereur des Indes, relatifs à la peste.
d'Agra, en 1618 et suivant Hankin, l’épidémie de 1611-1618, dans les Indes, aurait tiré son origine d'un Pat mort.
De nos jours on donne à la peste, dans le Yunnan, le nom de « maladie des Rats ».
Mais c’est seulement dans le cours de ces derniè-
res années que la connaissance du rôle des Rats
dans la propagation de la peste s’est établie dans
le inonde scientifique ; c’est au cours des épidémies qui Ont sévi depuis 1894 chez presque tous
les peuples, que l’on à remarqué une mortalité |