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plus ou moins considérable parmi les Rats, avant ou pendant les épidémies humaines et constaté que les Rats périssent de la vraie peste, produite par ce même Bacillus pestis qui provoque la maladie chez l'Homme.
Yersin, en 1894, ayant observé l'épidémie de Hong-Kong, avait reconnu que « dans les quartiers infectés, beaucoup de Rats morts gisaient sur le sol » et contenaient « presque toujours les microbes en grande abondance dans leurs organes ». En 1897, il affirme que la peste, qui est d’abord une maladie du Rat devient bientôt une maladie de l'Homme.
En 1898, Simond donne « la démonstration précise du rôle néfaste du Rat » en la déduisant des observations prises pendant les épidémies de 1896-97-98 dans les Indes et un mois après, Hankin aboutit aux mêmes conclusions, confirmées d’ailleurs par un grand nombre de mémoires.
Koch, en particulier, définit la peste en 1901 « une maladie des Rats à laquelle l'Homme participe » et Borel, en 1902, fait une étude approfondie sur le mode de propagation à bord des navires jusqu'en Europe, les escales étant successivement contaminées par les Rats pesteux.
Les Rats et peut-être les Souris sont donc les Animaux que les faits observés dans les dernières épidémies, dénoncent comme Îles propagateurs les plus actifs de la peste. Mais il faut observer
que toutes les espèces ne participent pas égale. ment à la contamination.
D'après Yersin, Wilm, Ogata, Yamagiwa, Simond, Matignon, Hankin, etc., les Souris mourraient en très grand nombre pendant les épidémies et il est hors de doute que ces Animaux sont des agents de propagation de la peste sans toutefois avoir un rôle aussi important que celui des Rats.
Mais comment la peste peut-elle passer du Rat à un autre Rat, du Rat à l'Homme, de l'Homme l'Homme et de ce dernier au Rat ?
C'est Ogata (Formose, 1896) qui, le premier regarde les Puces des Rats pestiférés comme les agents de transmission de la peste du Rat à l'Homme. Simond, d'autre part, écrit en 1897 : «Il
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nous à paru que seule une intervention parasitaire pouvait être responsable de l’inoculation du Bacille pesteux dans la peau saine. La Puce et la
Punaise, sont les deux parasites que l’on peut, à.
priori, soupçonner de jouer ce rôle. »
Les expériences et les observations se sont mulüpliées depuis cette époque et ont quelquefois donné des résultats négatifs ou contradictoires. C’est que toutes les espèces de Puces rencontrées sur le Rat et la Souris ne piquent pas l'Homme et
il est nécessaire de déterminer celles qui peuvent.
contaminer l'espèce humaine. | Tiraboschi, après de nombreuses expériences rigoureusement conduites, conclut avec Galli-Va-
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lerio, que beaucoup de Puces trouvées sur le Rat ne peuvent piquer l'Homme.
Au contraire, d’après Gauthier et Raybaud, les Puces recueillies sur les Rats piquent l'Homme sans difficulté. Les sujets dédaignés ont toujours été piqués, par la suite et quelquefois à plusieurs reprises dans la même journée. C’est à Loemop- Sylla cheopis que revient le rôle le plus important dans la dissémination de la peste, mais il était intéressant de rechercher si d’autres espèces sont aussi pathogènes. Sur un total de vingt-sept expériences faites avec Cnetocephalus canis, neuf furent positives. Avec Pulex irritans on n'eut que trois succès sur trente-hui expériences. Enfin deux tentatives faites avec CARE fasciatus fournirent deux succès.
On peut donc conclure que la Puce du Chien peut assez facilement transmettre aux Animaux les Bacilles de la peste, que la Puce de l'Homme n’a qu’un pouvoir très faible, à cet égard et qu’enfin la Puce du Rat des pays tempérés, doit jouer dans les régions où elle existe, un rôle au moins aussi important que Loemopsylla cheopis dans les pays tropicaux
Voyons maintenant comment se fait l'inoculation de la peste par la piqüre de la Puce.
Ogata et Simond ont les premiers trouvé le Ba- cille de Kitasato Yersin, dans le tube digestif de la Puce. La commission Anglaise et Verjbitski, ont reconnu que le nombre des Bacilles pesteux con-