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EFFETS MECANIQUES

passe du vert au bleu. Le verre cesse complètement d'être phosphorescent à -|- 2:3o^ (Wiedemann et Ebert).

Effets mécaniques. — Un obstacle placé dans un faisceau de rayons cathodiques arrête ceux qui le rencontrent et il en résulte une ombre portée sur la paroi fluorescente de l'ampoule (Hittorf). Si cet obstacle est mobile, il se déplace en s'éloignant de la cathode.

M. Crookes M) a illustré ce phénomène par diverses expériences aujourd'hui classiques.

Fi g-. 5.

Un petit moulinet à ailettes de mica (fig. 5) est traversé par un axe qui roule sur des rails en verre soudés dans un tube cylindrique muni de deux électrodes semblables A et G. Dès que le courant passe le moulinet se met à tourner rapidement,

(') Les propriétés des rayons cathodiques ont été de la part de M. Crookes l'objet d'une série de travaux :

Sur rillumination des lignes de pression moléculaire et la trajectoire des molécules. —Philos. Trajis., GLXX (1879), p. i35 ; Proc. Roy. Soc, XXYIII, p. io3 ; Amer. Journal of Science (1879), P- '-^18 ; Philos. Mag., 5* série, VII, p. 57 ; Comptes rendus des séances de lAcndémie des Sciences, LXXXYIII, p. 174 ; Journal de physique, i>« série, IX, p. Jo. — Sur la matière radiante. — (Conférence de Scheffield), Amer. Journ. of Science, XVIII (1879), p. 241 ; Nature, XX, p. 419 et 43f^ ; Reuue scientif., XVII, p. 385 ; Annales de chimie et de physique, 5® série, XIX, p. 19:1 (1880). — De la lumière verte et phosphorescente du choc moléculaire. — Paris, Comptes rendus, LXXXVIII (1879), P- ^^3. — Projection des ombres moléculaires. — Ibid., p. 378. — Foyer de la chaleur produite par les chocs moléculaires. Ibid., p. 743. — Physique moléculaire dans le vide très parfait, Phil. Trans. (1879), CLXX, p. (34i ; Journal de phys., I. IX, p. 164. — Sur un quatrième état de la matière. — Proc. Roy. Soc, XXX (1880), p. 409; Comptes rendus, XCI, p. 275 (1880); Annales de chimie et de phys., 5« série, XXIII, p. 378 (1881). — L'électricité, son trajet du plein au vide. — Adresse présidentielle à la Société des Ingénieurs électriciens d'Angleterre ; Lumière électrique, XXXIX, (1889), p. 233 et 289.

et s'éloigne de la cathode. Il suffit d'inverser le courant pour le faire tourner en sens contraire. Si on incline le tube on peut faire remonter à la roue mobile une pente très appréciable. Le radiomètre électrique ne constitue qu'une variante de la même expérience.

Le mouvement des ailettes du moulinet doit correspondre à une réaction, une sorte de recul de la part de la cathode. L'expérience suivante met cette réaction en évidence : la cathode est constituée par les ailettes d'une sorte de radiomètre. Une face de ces ailettes est en mica, l'autre en aluminium, de telle sorte que l'émission n'a lieu que par une seule face. Quand le vide est tel que l'espace obscur qui entoure les ailettes atteigne le verre de l'ampoule, le radiomètre se met en mouvement dans le sens prévu.

Effets calorifiques. — Un obstacle placé sur le trajet des rayons cathodiques transforme en chaleur l'énergie électrique transportée par ces rayons. M. Crookes montrait ce phénomène au moyen de l'appareil représenté (fig. 6). Une petite lame de platine iridié, placée au point où les rayons étaient supposés converger, s'échauffait jusqu'à la température de fusion quand on mettait l'appareil en activité (*).

Cet appareil est tout à fait semblable à celui qu'on emploie aujourd'hui pour la production des rayons X.

Dans cette expérience un phénomène mécanique se superpose à l'effet calorifique : sous l'effet des rayons cathodiques une lame de platine est non seulement échauffée, mais emboutie peu à peu comme par une série de chocs et ne tarde pas à être percée.

On ne connaît pas de limite à la température que peut atteindre un corps exposé aux rayons cathodiques. Dans des recherches récentes M. Crookes a observé qu'un diamant sou-

Fig-. G.

(i) On sait aujourd'hui que la lame de platine pourrait être placée beaucoup plus loin de la cathode, le faisceau cathodique étant presque filiforme au moment où il a son maximum d'énergie totale.

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