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EXPÉHIEXCE DE LA CHOIX

Cette expérience met bien évidence l'existence d'une ligne locale, qui d ailleurs n'est pas l'axe de la surface cylindrique.

3^ Expérience delà croix. — Une croix en métal, servant en ujême temps d anode est disposée au-devant d'une cathode C (fig. 8). J^ ombre agrandie de cette croix apparaît sur le fond phosphorescent de 1 ampoule quand le courant passe. Si on mesure les dimensions de cette ombre, on constate qu'elle peut être considérée comme correspondant à une source de rayons rectilignes située au centre de la cathode. C'est en effet de ce point que part la majeure partie des rayons (^). La netteté de l'ombre portée indique bien que la source radiante est sensiblement ponctuelle (^^).

Cette expérience se complète d'une seconde partie fort intéressante, également due à M. Crookes : après avoir fait fonctionner l'appareil pendant quelques instants, on imprime au tube une secousse qui fait basculer la croix, laquelle est montée sur une petite charnière. Les rayons arrivent alors librement sur tout le fond de l'ampoule ; à ce moment on voit une image brillante de la croix remplacer l'ombre portée précédemment. La phosphorescence est donc plus vive là où le verre avait été protégé que sur les régions rendues lumineuses par les rayons pendant un certain temps.

L'explication de ce phénomène est simple : sous l'action des rayons cathodiques le verre s'échauffe et, comme il a été dit précédemment, son pouvoir phosphorescent diminue : il serait nul à -f- 'l'io^. La région protégée par l'obstacle est restée froide au contraire, le verre étant fort mauvais conducteur, et cette région a conservé intacte sa propriété de s'illuminer aux rayons cathodiques. On a la preuve qu'il en est bien ainsi en appliquant sur le fond de l'ampoule une calotte métallique chauffée, présentant une découpure quelconque, en forme de croix par exemple. Après quelques secondes de contact on fait passer le courant dans le tube (la croix intérieure étant abaissée). Parj

(i) Pour des raisons qui seront indiquées plus loin il y a intérêt à employer, non pas une cathode large, mais une cathode de diamètre très petit, qui donne un faisceau très divergent et presque homogène.

(2) Et non que les rayons forment un faisceau parallèle, auquel cas l'ombre serait nette, mais limitée à la portion de la croix comprise dans un C3rcle de même diamètre que la cathode.

tout OÙ le verre a été en contact avec l'objet chauffé, il est à peine phosphorescent et l'image de la découpure apparaît immédiatement brillante sur fond sombre. De même le passage rapide d'une flamme sur la paroi d'une ampoule en activité se traduit par Tapparition dune bande o])scure correspondant aux points chauffés.

Au point de vue de la précision Texpérience de la croix peut être avantageusement modifiée en substituant à cet obstacle un large diaphragme séparant le tube en deux parties, et percé d'une ou plusieurs ouvertures étroites. Du côté opposé à la cathode il est bon de disposer un cylindre en toile métallique, en contact avec ce diaphragme, formant cage de Faraday. Il est évident à priori que pour étudier la propagation de rayons d'origine électrique, on doit avant tout les observer dans un espace à l'intérieur duquel aucune action électrique ne s'exerce. Nous avons employé dans ce but (^) un appareil dont la longueur était de o m. 60 environ. La cathode, de dimensions très petites, constituait une source radiante sensiblement réduite à un point. Dans ces conditions l'image cathodique des trous du diaphragme, projetée sur le fond du tube avait exactement les dimensions de celle qu'on aurait obtenue en remplaçant la cathode par un point lumineux. La propagation des rayons doit donc, en dehors de toute action électrique (ou magnétique) être considérée comme rectiligne, au degré de précision des mesures près (^j

(i) Comptes rendus, t. GXXVII, p. 174 (1898).

(2) Dans une des expériences le diaphragme présentait deux fentes parallèles très voisines, pour étudier l'action de deux faisceaux voisins.

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