‹ Les rayons de Röntgen et le diagnostic de la tuberculoseChapitre 5 sur 9 · MALADIES SIMULANT LA TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

MALADIES SIMULANT LA TUBERCULOSE

partie inférieure. Depuis, nous avons eu l’occasion d’observer à l’hôpital trois malades adultes présentant, avec une abondante expectoration de crachats purulents et fétides, tous les symptômes généraux de la phtisie, sans qu’un examen répété des, crachats y fît découvrir le moindre bacille; le diagnostic de tuberculose pouvait ainsi être écarté. Chez ces trois malades, l’examen radioscopique nous fit voir les deux poumons très clairs dans toute leur étendue, à l’exclusion, sur l’un des poumons, d’une zone sombre intermédiaire aux zones brillantes du sommet et de la base et siégeant à la hauteur de l’espace interlobaire. Ainsi nous furent révélés la cause et le siège des accidents simulant la phtisie. L’un de ces malades est guéri ; les deux autres sont en bonne voie de guérison, sans que nous ayons èu besoin de faire appel au chirurgien; mais, si son intervention était devenue nécessaire, les rayons de Rôntgen auraient, on peut dire, guidé sa main, comme ils l’avaient fait chez l’enfant cité tout à l’heure, et l’auraient aidé à atteindre le foyer purulent profond que ne décelaient pas les modes usuels d’examen.

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