L'ŒSOPHAGE
L'œsophage normal ne se révèle pas directement à l'exploration radioscopique. Dans tous les modes d'examen, l'ombre de ses parois demeure confondue avec celle de la colonne vertébrale contre laquelle il est couché. Un artifice permet cependant de voir avecnetteté, sur l'écran fluorescent, la situation et la direction de l'œsophage dans le médiaslin. Cet
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artifice consiste à pratiquer le catliétérisme gien soit à l'aide d'une bougie en métal flexible, soit à l'aide d'une sonde souple fermée h son extrémité inférieure et remplie de mercure ou de grenaille de plomb. L'image de la colonne métallique, ainsi introduite dans le canal œsophagien, est facilement reconnaissable â sa teinte très sombre. Elle se distingue particulièrement quand le sujet examiné prenduneattiLude telle qu'il est obliquement traversé par le rayon perpendiculaire à l'écran. C'est ainsi que, dans l'examen oblique antérieur droit, on la voit se détacher surtout, à sa partie inférieure, au milieu de l'espace clair qui sépare l'ombre cardiaque et son prolongement aortique de l'ombre de colonne vertébrale. Il est facile de comprendre comment l'emploi de ce procédé peut aider à déterminer le siège exact d'unrétrécissement œsophagien, quelle qu'en soit la nature.
Il peut aider aussi à montrer les rapports qui unissent l'œsophage à une tumeur du médiagtl dont l'ombre se ré-vèle sur l'écran. En pareil cas, l'emploi du cathéter n'est pas toujours sans inconvénients ; mais le plus souvent les troubles dyspbagiques et la découverte d'une ombre anormale dans la région du médias tin postérieur suffisent, avec les' symptômes concomitants, pour reconnaître l'esiatence d'un néoplasme œsophagien.
Je ne fais que mentionner les objets métalliques^ si nombreux, accidentellement introduits et an^l ~ dans l'œsophage. La recherche de ces corps étran-> gers, à l'aide des rayons de RÔntgen, et leur ablatioi sous le contrôle des mêmes rayons sont plutût duj domaine chirurgical.