LA SIESTE
Deux heures de l'après-midi, Le soleil brûle.
Pas un frisson ne court sur le miroir des eaux.
Tout languit, tout se fane, arbres, fleurs et roseaux, Dans le cercle enflammé de l’âpre canicule.
Les volets sont fermés. Le bruit de la pendule Rompt seul le lourd silence, et, loin des vains propos, Sur le-divan moelleux la jeune mère a clos
La paupière, laissant du pied nu choir la mule.
Elle rêve, éveillée, et parle en souriant, La main sur son collier de perles d'Orient.
Elle vient d'incliner sa tête appesantie.
Auprès, dans son berceau, malgré l'air étouffant, Comme un oiseau joyeux gazouille son enfant Frêle comme une rose et blanc comme une hostie.
Ce
À L'ABBÉ F.-x. BURQUE
À l'époque où le vent ne berce plus les blés,
Qui naguère exhalaient l'âcre Parfum de l'ambre,
Où les mélodieux bohémiens ailés
S'envolent des bosquets dépouillés Par novembre, Vosvers, brillants oiseaux, sontentrés dans ma chambre
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