‹ Les rayons du Nord [microforme]Chapitre 35 sur 56 · A EDGARD T · texte numérisé non relu

A EDGARD T

Quand l’Arabe, foulant les sables du désert, Voit poindre à l'horizon l’oasis verdoyante, Où, près d’une eau limpide, il dressera sa tente, Il oublie à l'instant tout ce qu'il a souffert. .

Îlentre, radieux, dans l'île de verdure,

Que de milliers d’oiseaux enchantent les accents.

Il y cueille à foison des fruits rafraîchissants, Pendant qu’auprès sommeille ou broute sa monture.

Bercé par les accords voilés et caressants

Des sources reflétant l'azur des grands cieux calmes, Il rêve, le front nu, sous l'éventail des palmes,

Il rêve, et devant lui passent les chers absents.

L'homme se sent guéri de ses longues fatigues;

Et, quand, plein d’un espoir nouveau dontson œil luit, 11 se remeten marche, il emporte avec lui

Les exquises senteurs des dattes et des figues.

Voyageur accablé des rigueurs du destin,

J'errais dans un désert brûlant et monotone, Lorsque je vis soudain, vers l'Ouest quirayonne, Une verte oasis émerger au lointain.

J'atteignis cet éden, qu’on admire en extase,

Où bien des cœurs français cherchent à se lier. Et je franchis, très las, ton seuil hospitalier, A ta porte laissant paître ou dormir Pégase.

Je me suis longuement reposé près de toi, Dégustant, réjoui, les vieux crus de ta cave; Et mon âme a gardé le parfum si suave

Des fruits de l'Amitié savourés sous ton toit.

PANORAMAS

La grandeur de ces tableaux ne Saurait s'exprimer dans des langues humaines.

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