LES MOINEAUX
Au lieu d'imiter les linots,
Les rossignols et les fauvettes, Cachés dans leurs trous, les pierrots Ridiculisent les poètes.
Tandis que les oiseaux chanteurs Font la vie en joyeux artistes, Ces sales petits malfaiteurs
Sont toujours affamés et tristes.
Heureux, Pourtant, de leurs méfaits,
Les parasites font leur ponte Dans des nids si &auchement faits Que les hiboux en auraient honte.
Dutrain qu'ils vont, ces endiablés, Aussi féconds que la vermine,
En se répandant dans les blés, Nous amèneront la famine.
Faisons donc la guerre aux moineaux, Avant qu'ils soient notre ruine ; Et pour ces lâches tyranneaux
Dressons partout la. guillotine,
RE de
Dre ne
Rte
ne
Rat
lé
een | arana
Exterminons tous ces jaloux,
Aussi malicieux que bêtes ;
Et, comme on traite encor les loups, Donnons des primes pour leurs têtes.
Et, fier et radieu
Il monte, il monte, De plaisir au-dessu Et déjà pour son æ L'océan lumineux
il monte, et Je noble oiseau râle S du nuage vermeil ; il, altéré de soleil,
n'est plus qu'un étang pâle.
Comme le roi des airs fixant l’astre qui luit, Le poète inspiré de la terre s’enlève,
Emporté par le vol harmonieux du Rêve.
Et sous lui tout décroît, sombre et s'évanouit.
11 plane sans frayeur, sans contraintes, sans règles; Et, les yeux sur le ciel de l'Art qui le ravit,
Tout baigné des rayons de l'idéal, il vit
Dans la communion des anges et des aigles.