‹ Les rayons et les ombresChapitre 14 sur 54 · A M"' FANNY DE P · texte numérisé non relu

A M"' FANNY DE P

vous que votre âge défend, Riez ! tout vous caresse encore.

Jouez! chantez! soyez Ten faut !

Soyez la fleur ! soyez Taurore !

Quant au destin, n*y songez pas.

Le ciel est noir, la vie est sombre.

Hélas! que fait Thomme ici-bas?

Un peu de bruit dans beaucoup d*ombre.

Le sort est dur, nous le voyons.

Enfant! souvent Tœil plein de charmes

Qui jette le. plus de rayons Répand aussi le plus de larmes.

Vous que rien ne vient éprouver, Vous avez tout ! joie et délire, LMnnocence qui fait rêver, LUgnorance qui fait sourire.

Vous avez, lis sauvé des vents.

Cœur occupé d'humbles chimères, Ce calme bonheur des enfants.

Pur reflet du bonheur des mères.

Votre candeur vous embellit.

Je préfère .à toute autre flamme Votre prunelle que remplit La clarté qui sort dS votre âme.

Pour vous ni soucis ni douleurs.

La famille vous idolâtre.

L*été, vous courez dans les fleurs ; L'hiver, vous jouez près de Tâtre.

La poésie, esprit des cieux.

Près de vous, enfant, s'est posée; Votre mère Ta dans ses yeux.

Votre père dans sa pensée.

Profitez de ce temps si doux !

Vivez! — La joie est vite absente; Et les plus sombres d'entre nous Ont eu leur aube éblouissante.

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