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Achalme a trouvé, deux mois après la fin d'un érysipèle de la face, dans les vaisseaux lympbhatiques de la région atteinte, des amas de streptocoques. Par contre M. le Professeur Sabrazès les a vainement recherchés dans la sérosité prélevée sur une plaque d’érysipèle récidivant entre les poussées aiguës.
Mais ce sont là des considérations pathogéniques qui n’entrent pas dans notre sujet. Nous avons voulu montrer sim-. plement le rôle possible des lymphatiques dans la pathogénie de l érysipèle à répétitions.
Quant aux lésions de l'appareil lymphatique dans cette variété d'érysipèles, elles se manifestent par la présence d’un œdème éléphantiasique qui, une fois sur deux, peut-être même plus souvent, succède à l’érysipèle récidivant. .
Cet æœdème, en ellet, reconnaît deux causes : la stase ]ymphatique et l’hyperplasie du tissu conjonctif. OUR
Voici d’ailleurs quelle est la définition donnée par Besnier de l’éléphantiasis : « Une affection dont les conditions pathogéniques sont multiples, mais dont la condition instrumentale est une irritation localisée et une obstruction du système lymphatico-veineéux. » X
Et Dominici, lorsqu'il recherche où peut siéger l’obstacle qui est la condition instrumentale de l’œdème lymphatique, dit : « Celui-ci (l’obstacle) siègera bien rarement sur le canal thoracique... L’obstruction sera au contraire fréquemment réalisée au niveau des ganglions. Ceux-ci seront refoulés par des néoplasmes à types de tumeurs bénignes ou malignes nés des tissus ou bien... etc... Parfois, ils seront sclérosés. » Cette dernière éventualité ne pourrait-elle pas se produire dans l’érysipèle ? Les ganglions devenus scléreux à la suite de lésions inflammatoires fréquemment répétées ne pourraient-ils pas devenir l'obstacle qui conditionnera la stase lymphatique ? |
C’est bien l'avis de MM. Fournier et Vigne. Pour eux, la production d'œdème éléphantiasique nécessite deux facteurs : un facteur infectieux et un facteur mécanique. Ces deux facteurs s’influencent d’ailleurs réciproquement. Le facteur mé-