CONCLUSIONS
y ne
‘#E'une SpA grandes réalisations dela science moderne a été de faire pénétrer dans les masses les grands principes de l'hygiène. Le goût de la propreté, de. l'intérieur confortable, de l’air,de la lumière, s’est im-. planté dans les couches les plus profondes du peuple | et va sans cesse s’élargissant. Les sports sont en honneur : les socictés de gymnastique, de foot-ball, les courses, la lutte, la boxe, la natation, tout ce qui contribue au développement, à l’assouplissement de l'individu, ou à l'amélioration de la race excite dans tous les milieux un intérêt presque unanime. Mais on perd un peu de vue, en France, que cette culture physique n’est que l’une des conditions de l'amélioration individuelle et sociale.
L’A mérique a depuis quinze ans envisagé la cullure éclairée des forces totales de l’homme.
Chez l’enfant on s’altache à éloigner tout ce qui menace le cerveau fragile et à développer tout spécialement les aptitudes qui offriront plus tard à l'adulte le maximum d'avantages de défense et de sécurité.
Chez l'adulte, on s'efforce de mettre en harmonie, par une adaptation rationnelle, le travailleur et son
travail. Les organisations méthodiques, pratiques donnent à tous les intéressés, des conseils où des secours d’une efficacité incontestable en vue de la meilleure utilisation de l'individu ; l'intéressé y gagne beaucoup, et son pays davantage «encore : nombre de catastrophes mentales peuvent être ainsi évitées.
Aux débiles, aux fragiles, aux vieillards, on cherche à trouver également une situation ne requérant rien de plus que ce que peuvent supporter psychiquement ces êtres dont la-limite de résistance mentale pourrait être aisément, et dangereusement franchie.
Puis, pour le sauvegarder de tous, on recherche, dans l’organisation sociale les facteurs de désordres. mentaux, les influences pernicieuses auxquelles on fail résolument la guerre. Ces causes psychiques sont aussi redoutables que les causes matérielles de : dégradation el de maladies, seules combattuesjusqu'ici en France, | in |
Les réalisations américaines ont été suivies par les pays les plus avides d'ordre et de progrès, la Suisse, l'Angleterre, la Suède, etc. Là France, point de départ des premières initiatives, commence à s'organiser vers ces buts multiples ; elle se doit sinon de reprendre son avance, du moins de ne pas rester en arrière et de concevoir synihétiquement et scientifiquement les diverses branches de la protection et de la culture humaine.
C’est en amenant par une organisation éclairée les intéressés à des spécialistes de la bonne utilisa-
tion sociale qu’on pourra dépister à à la fois les prédisposés et lès causes extérieures prédisposantes de l’'amoindrissement psychique, qu’on pourra fournir, aux Sujeis exposés au danger mental, la possibilité de changer de milieu, de trouver une situation à laquelle ils puissent s'adapter, afin de supprimer dans leur souree les causes dont la persistance transformerait cés maladaptés en psychopathes et les psychopathes en aliénés. Cette organisation inipliqüé la créalion des dispensaires psychiâtriques.
C'est en éduquänt la fôule par tous les moyens possibles mais d’une façon rationnelle, méthodique (brochures, conférences, etc.), qu’on incuiquera aux individus les notions de vie psychique, saine et forte, qu'on stimulera en eux ce besoin d'une adaptation plus parfaite et d'un rendement meilleur : les intéressés scrout ainsi conduits à rechercher les conseils. et secours éclairés du dispensaire.
Mais c’est, d'autre part, en fournissant non seulement les conseils utiles, mais aussi les moyens matériels nécessaires aux défaillants qu’on empêchera au désordre léger de devenir dangereux ou irréparable. Le repos, la possibilité matérielle du repos, de l'isolement, de l'abstraction des tracas habituels, puis les soius psychiques et physiques, toute la technique que développent chaque jour le laboratoire et la clinique, etc., tous ces moyens nécessitent l'accès. facile des établissements où ils peuvent seuls être trouvés ; c'est en ouvrant bien large la porte de ces établissements qu’on pourra prodiguer ces soins,mais
AN CP ce but ne peut étre atteint que par la création de services ouverts dans les asiles. devenus hôpitaux -psychiâtriques. | L'effort à fournir est immense, mais le résultat est important entre tous. |
Le Président de la thèse,
M. LETULLE Le Doyen, ;
ROGER Vu et permis d'imprimer, Le Recteur de l'Académié de Paris,