‹ Les Réalisations Pratiques de l’Hygiène MentaleChapitre 10 sur 10 · VEN · texte numérisé non relu

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rie en feront à la fleur de l’âge, à 30 ans, 35 ans, des paralytiques généraux, des déments. Donc éviter l’acool, qui, même à dose modérée est toujours inutilé, qui n’améliore jamais et dégrade souvent ; éviter lasyphilis en fuyant tout contact suspect.

Enfin, l'ouvrier des villes comme le travailleur des champs, comme l’employé de bureau, doivent avoir une hygiène spéciale dont nous ne pouvons énumérer ici toutes les règles.

Pour terminer, les progrès de l’âge exigent de nouvelles conditions d'adaptation auxquelles il est bien difficile de se soustraire impunément ; des personnalités des plus illustres en ont fait, à leur dépens, une expérience pénible, parfois retentissante. Que, pour tous ces cas spéciaux, chaque intéresse — ou sa famille — s’informe des règles à observer.

A tous ceux qui cherchent de bonne foi à récupérer la paix intérieure, individuelle et familiale, à améliorer leur valeur sociale, les dispensaires d'hygiène mentale distribueront largement les conseils utiles, les avis éclairés, et même parfois l'assistance effective qui les orientera dans leur vraie voie.

En vulgarisant ces notions élémentaires on amè:nera la foule à comprendre son intérêt; l'hygiène mentale pénètrera les masses comme le fait chaque jour davantage l'hygiène physique, et elle réalisera de ce fait son triple but : individuel, économique, national,

1° Individuel. — En assurant à l'individu une adaptation normale, l'hygiène mentale crée la joie au travail, le bien-être, la famille heureuse.

.2° Economique. — En contribuant à utiliser rationellement chacun à sa vraie place, elle assure une production meilleure ; elle évite le mauvais rende-

travail. Les organisations méthodiques, pratiques donnent à tous les intéressés, des conseils ou des secours d’une efficacité incontestable en vue de la. meilleure utilisation de l'individu ; l'intéressé y gagne beaucoup, et son pays davantage encore : nombre de catastrophes mentales peuvent être ainsi évitées.

Aux débiles, aux fragiles, aux vieillards, on cherche à trouver également une situation ne requérant rien de plus que ce que peuvent supporter psychiquement ces êtres dont la limite de résistance mentale pourrait être aisément, et dangereusement-frauchie. |

Puis, pour le sauvegarder de tous, on recherche, dans l’organisation sociale les facteurs de désordres mentaux, les influences pernicieuses auxquelles on fait résolument la guerre. Ces causes psychiques sont aussi redoutables que les causes matérielles de dégradation ei de maladies, seules combattues jusqu'ici en France.

Les réalisations américaines ont été suivies par les pays les plus avides d'ordre et de progrès, la Suisse, l'Angleterre, la Suède, etc. La France, point de départ des premières initiatives, commence à s'organiser vers ces buts multiples ; elle se doit sinon de reprendre son avance, du moins de ne pas rester én arrière et de concevoir synthétiquement et scientifiquement les diverses branches de la protection et de la culture humaine,

C’est en amenant par une organisation éclairée les intéressés à des spécialistes de la bonne utilisa:

tion sociale qu’on pourra dépister à la fois les prédisposés et les causes extérieures prédisposantes de l’amoindrissement psychique, qu’on pourra fournir, aux sujets exposés au danger mental, la possibilité de changer de milieu, de trouver une situation à laquelle ils puissent s'adapter, afin de supprimer dans leur source les causes doni la persistance transformerait ces maladaptés en psychopathes et lés psychopathes en aliénés. Cette organisation implique la création. des dispensaires psychiätriques.

C’est en éduquant la foule par tous les moyens possibles mais d’une façon rationnelle, méthodique (brochures, conférences, elc.), qu’on inculquera aux individus les notions de vie psychique, saine et forte, qu'on stimulera en eux ce besoin d'une adaptation plus parfaite et d’un rendement meilleur : les intéressés seront ainsi conduits à rechercher les conseils el secours éclairés du dispensaire.

Mais c’est, d'autre part, en fournissant non seulement les conseils utiles, mais aussi les moyens matériels nécessaires aux défaillants qu'on empêchera au désordre léger de devenir dangereux ou irréparable. Le repos, la possibilité matérielle du repos, de l'isolement, de l’abstraction des tracas habituels, puis les soins psychiques et physiques, toute la technique que développent chaque jour le laboratoire et la clinique, etc.,lous ces moyens nécessitent l'accès facile des établissements où ils peuvent seuls être trouvés ; c’est en ouvrant bien large la porte de ces établissements qu’on pourra prodiguer ces soins,mais

DO a

ce but ne peul être atteint que par la création de services ouverts dans les asiles devenus hôpitaux

psychiâtriques. S L'effort à fournir est immense, mais le résultat

est important entre tous.

Le Président de la thèse,

M. LETULLE Le Doyen, ROGER Vu et permis d’imprimer, Le Recteur de l'Académie de Paris,

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