NA TUE
des prix très élevés. On avait alors recours à des denrées dites « de remplacement ». Mais, nous l'avons vu, de tels changements ne vont pas sans mettre en méfiance les parties intéressées aux variations de l'indice. Et le Bureau International du Travail reconnaît lui-même que « certains pays de l’Europe Centrale ont apporté au budgel servant de base pour l'évaluation des nombres-indices du coût de la vie des changements qui peuvent impliquer une modification du niveau de la vie, de sorte que les nombres-indices obtenus indiquent peut-être, non seulement les conséquences des modifications du pouvoir d'achat de la monnaie, mais encore dans une certaine mesure, celles des modifications du niveau de vie ».
En résumé, il n’y a que la méthode du budget type qui permette de se rapprocher de la consommation réelle et il n’y a qu’elle qui puisse être utilisée pour l’étude des dépenses autres que celles de l’alimentation.
L'enquête sur laquelle elle repose aura permis, non seulement de choisir les articles de chaque groupe et leurs pondérations, mais de déterminer l’importance de chaque groupe en proportion de la dépense totale. Les poids affectés à chaque groupe varient d’un pays à l’autre autant que le nombre des articles. Ces divergences, exprimées dans le tableau suivant, sont dues sans doute au fait que certaines enquêtes ont été effectuées avant la guerre, d’autres après la guerre, qu’elles n’ont pas partout porté sur les mêmes catégories sociales, et sans doute aussi aux différences de climat et à la variété des conditions économiques.
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