IX. — Signalons encore la création au cours de l’année
d'une commission paritaire dans le vêtement à Dijon, d'une commission instituée à Saint-Dizier dans l’industrie métallurgique, d’une commission paritaire des métaux et similaires à Calais, toutes trois chargées d'élaborer des nombres-indices des variations du coût de la vie.
La commission paritaire du vêtement de Dijon fonctionna de juin 1920 à avril 1921, date à laquelle elle fut dissoute.
A Calais la commission paritaire des métaux, la commission paritaire des tulles et dentelles et la commission paritaire du port se mirent d'accord sur un indice unique, qui fut calculé par la « commission paritaire du coût de la vie» comprenant en plus des trois industries précitées, des représentants des tramways et du bâtiment.
Signalons également la commission paritaire du port de Honfleur (groupant les industries du bois et les produits chimiques, les dockers, les charbonniers), qui fonctionna jusqu’en février 1925 — la commission du textile créée à Roanne en avril 1924, et qui fonctionna jusqu’à la fin de 1926 — la commission de la chapellerie de Chazelles sur Lyon, qui date de mars 1924 — celle des importateurs de charbon à Nantes, qui calcule un nombre indice depuis mai 1923 — ‘la commission paritaire de la métallurgie de Revin qui fonctionne en vertu d’un accord du 14 mai 1920 — et celles plus récentes de Bellegarde (1925) et Sedan (septembre 1926) dans la métallurgie et de Charleville (mars 1927) dans l’industrie textile.
Selon les indications du Bulletin du Ministère du Travail, en 1928 les commissions suivantes calculaient encore un nombre indice : commission des importateurs de charbon à Nantes — de la Chapellerie à Chazelles — du Livre à Bordeaux et à Lyon — de la Métallurgie à Nantes, Bellegarde et Revin — du Textile à Sedan — et la commission professionnelle de Calais.
Malheureusement nous ne sommes pas renseignés sur le détail de leurs travaux, ni sur l’usage précis des nombres indices obtenus.