‹ Les Récidives de la Lithiase Rénale: Après Interventions ConservatricesChapitre 12 sur 73 · A) LES ASPECTS CLINIQUES DES RÉCIDIVES · texte numérisé non relu

A) LES ASPECTS CLINIQUES DES RÉCIDIVES

Une première chose frappe lorsqu'on recherche les récidives par un contrôle rigoureux des opérés pour lithiase, c’est la grande fréquence de leur latence. RAFIN note que la radiographie systématiqué lui a permis de découvrir « un assez grand nombre de récidives, qui, sans cela, fussent restées complètement ignorées, leurs porteurs n’en ressentant encore aucune incommodité ».

Sur 17 cas complètement étudiés, LEGUEU note 5 récidives (29 %), parmi lesquelles une seule (soit seulement 6 %) s'était révélée cliniquement.

Bien souvent, en effet, la seule manifestation clinique d’une récidive peut être, pendant longtemps, une simple albuminurie, ou une pyurie, avec ou sans hématurie microscopique, qui échappent complètement au malade et peuvent même ne pas attirer particulièrement l’attention d’un médecin non averti.

Mais en dehors de ces cas, il en est où même un examen urinaire complet (radiographie exceptée) peut être négatif, et HARPSTER a signalé des cas d’exclusion partielle du rein (avec examen cyto-bactériologique négatif des urines séparées), autour de récidives que seule la radiographie fut susceptible de révéler.

La connaissance de cette latence est d’une grande importance, car elle montre la nécessité d’examens

fréquents et soigneux des anciens opérés, et explique,

EE) Le

au dire de RAFIN, l’optimisme de certaines statistiques, dans lesquelles « la recherche de la récidive n’est pas

toujours faite avec une rigueur suffisante ».

Lorsqu’elles se manifestent cliniquement, les récidives revêtent des aspects très variables, dont il est difficile de donner une classification ; on peut cependant distinguer : les petits accidents lithiasiques, les récidives graves.

a) Les petits accidents lithiasiques.

Ils sont souvent précoces, survenant dans les semaines ou dans les mois qui suivent l'intervention, et paraissent, dans ce cas, être dus à la présence, la migration ou l'évacuation de petits débris calculeux laissés dans le rein. |

Parfois plus tardifs, et correspondant alors, en général, à une reproduction calculeuse, ils surviennent de préférence chez des sujets ayant présenté déjà, antérieurement à l'intervention, des phénomènes analogues, et se répètent parfois fréquemment (*).

Ils se manifestent sous forme de douleurs rénales

plus ou moins vives, localisées, ou à type de coliques

néphrétiques, souvent suivies, au bout de quelques heures, de l'expulsion d’un petit fragment de calcul : d’autres fois, c’est un cathétérisme urétéral ou un lavage du bassinet (voir observ. 12) qui détermine cette expulsion, après laquelle la radiographie ne décèle plus aucune ombre calculeuse.

(3) BRAASCH et FoULD signalent des cas de malades ayant éliminé ainsi après l'intervention jusqu'à 20 à 30 calculs, à intervalles plus ou moins rapprochés: ils en font une forme clinique spéciale de lithiase rénale, qu'ils dénomment « chronic stone-forming kidneys », c'est-àdire « les reins formant des calculs chroniquement ».

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