CHAPITRE I
Les causes des récidives
Lorsque, quelques mois ou quelques années après: l'ablation chirurgicale d’un ou de plusieurs calculs, un malade se présente à nouveau avec des signes de lithiase, et que la radiographie révèle à ce moment des ombres calculeuses, on ne peut, à moins qu’un contrôle radiographique ait été pratiqué immédiatement après la première intervention, affirmer qu’il s’agit d’une récidive vraie : il est fort possible en effet qu’à l’insu
de l’opérateur et malgré une technique correcte, des - débris de concrétions ou même un calcul entier aient été laissés dans le rein.
Dans ce cas d'opération incomplète, à moins que le bassinet retrouve après l'intervention une bonne motricité, et que le fragment laissé en place soit suffisamment petit pour être expulsé spontanément, celui-ci deviendra fatalement le noyau d’un nouveau calcul.
C'est pourquoi l’on doit considérer, dans l’étude des récidives :
D'une part, les pseudo-récidives, qui ne sont que la continuation du processus lithiasique après intervention incomplète,
d’autre part, les récidives vraies.