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distinction établie autrefois par GUYON entre « calculs d’organe » et « calculs d’organisme » garde toute sa valeur.
Il est évident, en effet, qu'après ablation chirurgicale d’un calcul, le malade reste un lithiasique, et que, si les conditions humorales se retrouvent les mêmes que celles qui ont présidé à l’origine du premier calcul, il n’y a aucune raison pour qu'il ne s’en reforme pas d’autres.
Le problème pathogénique qui se pose dans ces conditions est donc celui de la lithiase rénale en général, et nous n’avons pas la prétention de nous attaquer à ce problème, encore insoluble à l'heure actuelle, malgré les nombreux travaux de chimie biologique accumulés depuis quelques années : si, en effet, l’origine première dans l’organisme des substances qui constituent la matière calculeuse est à peu près connue pour les différentes lithiases, si les conditions qui déterminent la précipitation dans l’urine de ces mêmes substances ont été mises au point, les causes qui président à l’agglutination de ces substances, à la lithogénie proprement dite, sont encore tout à fait inconnues, et le nombre des théories émises à ce sujet depuis plus d’un siècle en est la meilleure preuve.
Néanmoins, en vue de chercher à établir un traitement prophylactique, il nous paraît utile de rappeler brièvement les notions concernant la formation dans l’organisme et la précipitation dans l’urine des substances qui entrent dans la composition des calculs.
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