IL. — Conduite à tenir lors de l'intervention
Ce que l’on doit demander à a io c'est une ablation de tous les calculs ou débris calculeux contenus dans le rein, avec une altération aussi minime que possible du tissu noble. ;
Si la chose est aisée lorsqu'il s’agit d’un calcul unique et régulier, situé dans un bassinet extra-rénal, le rein lui-même s’extériorisant bien, il n’en est pas toujours de même, loin: de là : nous avons signalé précédemment les difficultés de l’extériorisation dans beaucoup de cas, ainsi que de l’exploration manuelle ou instrumentale du rein et de ses cavités.
Lorsque, en cas de calculs multiples, pyéliques et corticaux, l'exploration manuelle du rein par la palpation, puis une exploration instrumentale minutieuse des calices, pratiquée par la brèche de pyélotomie, se sont montrées insuffisantes à localiser les calculs révélés par la radiographie, plusieurs méthodes peuvent être employées :
1° Tout d’abord, la néphrotomie large, qui permet la palpation méthodique des deux valves rénales : or, nous avons vu qu'en règle générale elle doit être proscrite en raison de sa gravité ;
2° L’acupuncture, préconisée pour la première fois par LE DENTU ; peu dangereuse, elle peut donner d'excellents résultats, mais elle est souvent infidèle, soit que le calcul, de petit volume, échappe à l’aiguille exploratrice, soit que, de structure peu dense, il ne donne pas le contact pierreux cherché;
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3° Herrz-BoYER a décrit dans la thèse de FREDET le procédé dit « de la feuille d'aluminium », procédé évidemment ingénieux, mais d’application peu pratique.
Si l’on ajoute à tout cela qu’un certain nombre de calculs sont susceptibles d'échapper à une radiographie simple, on conçoit tout l'intérêt de l'examen radiologique du rein extrait de sa loge.