‹ Les Récidives de la Lithiase Rénale: Après Interventions ConservatricesChapitre 50 sur 73 · Dans la lithiase unilatérale · texte numérisé non relu

Dans la lithiase unilatérale

a) Si le rein opposé est parfaitement sain et aseptique, s’il s’agit d’une lithiase récidivante grave, avec reproduction rapide d’un calcul volumineux, il ne faut pas hésiter à pratiquer la néphrectomie.

Les interventions conservatrices, dans ce cas, ne conduiraient qu'à des déboires, et il ne manque pas dans la littérature d'observations de malades pyélotomisés ou néphrotomisés deux fois, trois fois et même plus, chez qui l’on a dû finalement, pour mettre un

mois

terme à une reproduction calculeuse inévitable, pratiquer la néphrectomie.

b) Si la récidive est d'évolution moins rapide, si des radiographies successives ne montrent pas un atcroissement considérable du calcul, si, enfin, celuici ne détermine pas d'accidents graves, les indications sont plus discutables :

Lorsqu'il s’agit d’un calcul récidivé dans le bassinet, ne nécessitant qu’une pyélotomie, on doit tenter son ablation ; si toutefois le malade s’y prête, car bien souvent en effet celui-ci, devant l’échec de la première intervention, refusera au chirurgien toute opération nouvelle, ou la réclamera radicale.

- Mais il sera indispensable, alors, de laisser un drainage prolongé du rein, pour essayer de le désinfecter, et d'éviter ainsi une seconde récidive.

Lorsqu'il s’agit au contraire d’un calcul du parenchyme, dont l’extraction nécessiterait une néphrotomie, c’est l’état du rein opposé qui dictera la conduite à suivre :

Ou bien le rein opposé est sain, et il est préférable, à moins que le calcul soit absolument latent, de pratiquer une néphrectomie ;

Ou bien l’état du rein opposé contre-indique la néphrectomie, auquel cas il paraît indiqué de s’abstenir, car « l’altération que l’on va faire subir au rein par «une néphrotomie en tissu infecté est au moins égale « à celle que le calcul provoquera de lui-même dans « un avenir beaucoup plus long » (MARION). On instituera donc un traitement médical, se tenant prêt à intervenir si l'apparition d'accidents douloureux, hémorra-

giques ou infectieux en fournit l'indication ; mais alors, l’ablation du calcul devra être suivie d’un drainage - prolongé, voire même définitif, du rein lithiasique.

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