‹ Les Récidives de la Lithiase Rénale: Après Interventions ConservatricesChapitre 8 sur 73 · PI EE TP CI PS PS · texte numérisé non relu

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tidieuse, nous avons cru bon de les réunir dans le tableau ci-joint (‘), qui comprend les statistiques :

1° Des rapporteurs au deuxième Congrès de la Société internationale d’Urologie (Rome, 1924) :

CIFUENTES, statistique personnelle, et statistiques réunies de PÉRINEAU, YOUNG, MARION, NICOLICH, ALESSANDRI, HOGGE, CABOT ;

BRONGERSMA, statistique personnelle ;

TARDO (de Palerme), statistiques réunies des urologues italiens ;

De RovsING et RAFIN, dans leurs communications au même Congrès ;

2° Des auteurs américains : CABOT et CRABTREE (1915), BARNEY (1922), BRAASCH et FouULDS (1924);

3° De CHWALLA, FEODOROFF, GOTTSTEIN (statistiques réunies des chirurgiens allemands) ;

4° De LEGUEU (1928), PAPIN (1932), GAYET (1932).

III — Interprétation des statistiques

À la lecture du précédent tableau, on est frappé tout d’abord par la grande divergence qui existe entre les différentes statistiques.

Par exemple, pour la pyélotomie, dans les cas aseptiques, la proportion des récidives varie de 0 à 16,6 %,, et dans les cas infectés de 7,51 à 50 % ; pour la né-

(1) Certains des chiffres que nous y publions ne sont pas ceux des statistiques originales; nous avons dû, en effet, tenir compte du fait que certains auteurs considèrent comme récidives les reformations calculeuses dans les deux reins indistinctement, tandis que nous n’envisageons que les récidives dans le rein opéré.

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phrotomie, dans les cas aseptiques, elle varie de 3,2 à 16 %, et dans les cas infectés de 7,9 à 54 %.

Les raisons d'une telle divergence sont nombreuses : ;

Tout d’abord, la tendance plus ou moins conservatrice des opérateurs influe sur les résultats : certains chirurgiens ont des résultats meilleurs parce que, pratiquant plus volontiers la néphrectomie, ils réservent aux seuls cas favorables les interventions conservatrices.

Mais, en outre, les causes de cette divergence paraissent résider plus dans le mode d’établissement des statistiques que dans une différence de thérapeutique : la définition même de la récidive est sujette à variations, et certains appellent « petits accidents lithiasiques » ce que d’autres appellent « récidives » ; enfin, certains auteurs se contentent de comparer le nombre des récidives constatées au nombre d'interventions conservatrices pratiquées, tandis que d’autres se basent uniquement sur les malades revus tardivement et examinés complètement. |

Si bien que les chiffres les plus forts semblent être les plus proches de la réalité.

Tout en reconnaissant la valeur très relative d’une étude comparative des différentes statistiques, on peut cependant en tirer un certain nombre de déductions intéressantes, concernant : la fréquence globale des récidives, leur fréquence suivant le caractère aseptique ou infecté, l’uni ou la bilatéralité de la lithiase, suivant l'intervention pratiquée, suivant la nature des calculs.

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a) FRÉQUENCE GLOBALE DES RÉCIDIVES.

Le pourcentage varie suivant les statistiques de 8,3 à 41 % ; dans la nôtre, nous trouvons le chiffre moyen de 27,7 % , et l’on peut dire, d’une manière générale, que les calculs enlevés chirurgicalement récidivent

dans un quart des cas environ.

b) FRÉQUENCE SUIVANT LE CARACTÈRE ASEPTIQUE OÙ INFECTÉ DE LA LITHIASE. É

Elle est très différente, et l'influence de l'infection sur la reproduction calculeuse est ce qui ressort le plus nettement de l’étude des statistiques.

Dans la lithiase aseptique, en effet, la proportion des récidives varie, suivant les auteurs, de 0 à 16,6 % après pyélotomie, et de 3,2 à 16 % après néphrotomie ; tandis que dans la lithiase infectée, elle varie de 7,51 à 50 % après pyélotomie, et de 7,9 à 54 % après néphrotomie.

RAFIN, additionnant les statistiques de CIFUENTES, BRONGERSMA, TARDO et de lui-même, obtient les résultats suivants :

Cas aseptiques ou peu infectés :

Pyélotomies : 466 ; récidives : 20; soit 4 %..

Néphrotomies (1) : 180; récidives: 11; soit 6,1 %.

Cas infectés :

Pyélotomies : 177 ; récidives : 18; soit 10,1 %,.

Néphrotomies : 241 ; récidives : 35 ; soit 14,5 %.

(2) CIFUENTES, dans les 941 cas de néphrotomies qu'il a réunis, ne sépare pas les cas infectés des aseptiques; si bien qu'il est impossible de tenir compte de ses résultats.

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c) FRÉQUENCE SUIVANT LE TYPE D'’INTERVENTION PRA- TIQUÉ.

Tous les chiffres que nous venons de citer montrent nettement — et la plupart des auteurs sont d’accord à ce sujet — que la pyélotomie et la néphrotomie donnent des résultats semblables : dans un certain nombre de statistiques, cependant, la néphrotomie est grevée d'un pourcentage de récidives plus élevé que la pyélotomie; mais on doit noter, à sa décharge, qu'on lui réserve en général beaucoup plus de cas infectés, ainsi que la majorité des calculs volumineux et coralliformes.

Quant à la pyélo-néphrotomie, les cas mentionnés ne sont pas assez nombreux dans les différentes statistiques pour permettre une opinion d'ensemble. Si l’on s’en réfère à celle de BRAASCH et FOULDS, la pyélonéphrotomie combinée aurait des résultats bien meilleurs, puisqu'elle n’a donné entre leurs mains que 4,16 % de récidives (sur 48 cas), tandis que la pyélotomie en a donné 11,85 % (sur 469 cas), et la néphro-

lithotomie 24,03 % (sur 150 cas).

d) FRÉQUENCE SUIVANT LES CARACTÈRES DES CALCULS.

BRAASCH et FOULDS, dans leur statistique, ont établi

le tableau suivant (°) :

Caractères des calculs trouvés

A norton Nombre de cas Récidives Pourcentage Calculs bilatéraux .:..........: 77 9 11,68 Calculs multiples ........:..... 368 53 8,96 Caleulé simples mama ei 467 55 11,77 Calculs ramihés} men. e. . 85 11 12,94 Calculs de gros volume........ 300 29 9,66 Calculs de petit volume........ 519 70 13,48 Calculs du bassinet............ 644 75 11,64 Calculs des calices............. 111 14 12,61 Calculs du parenchyme........ 135 14 10,37

(3) Journ. of Urology, Baltimore, 1924, p. 525.

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Ils en tirent — un peu trop mathématiquement peutêtre — certaines déductions : les récidives sont plus fréquentes après ablation de calculs uniques (11,77 %) que de calculs multiples (8,96 %); après ablation de petits calculs (13,48 %) que de calculs volumineux (9,66 %); les calculs ramifiés récidivent relativement souvent (12,94 %); la situation des calculs dans le parenchyme, dans les calices ou dans le bassinet ne donne pas lieu à des différences notables.

La plupart des auteurs (CIFUENTES, PASTEAU notamment) estiment que la dimension du calcul n’a aucune influence, mais que, cependant, les calculs géants donnent le plus grand contingent de récidives, du fait de leur infection constante et de la dilatation des calices qui les accompagne.

- Quant à la composition chimique, nous aurons à y revenir au chapitre pathogénique.

e) FRÉQUENCE DANS LA LITHIASE BILATÉRALE.

Enfin, il est certain que la récidive est beaucoup plus fréquente dans la lithiase bilatérale que dans l’unilatérale; pour ANDRÉ, « on peut même dire qu'elle est la règle ». BRONGERSMA, sur 24 cas de lithiase bilatérale opérés, trouve 13 récidives, soit une proportion de 54 %,.

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