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KLorsque je serai mort, vous m'enlèverez cette
cravate et vous l’enverrez à ma mère, en lui éc
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de ma part que cette cravate de ma première com
n'a jamais reçu d’autres taches que celles de mon sang,
versé pour notre pauvre patrie ! ”
L'abbé Jurten Lorx
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ang r LA CROIX DU MIRACLE re. | ‘(LÉGENDE)
En ce temps-là, il y avait encore des chamoiïs dans la montagne, et les chemins de fer n'étaient pas inventés. Les princes de Litchenstein avaient un grand château sur la Schwartza, qui défendait le village et l'église. Il fut brûlé dans je ne sais plus quelle guerre.
Voilà donc qu’une fois Guntz, le chasseur, vint dans la cabar.e d’une vieille femme qui demeurait au pied du Silberberg avec une fillette qu’elle avait et qui se nommait Efflam.
Guntz était bien pauvre. Il ne pouvait plus courir le chamoïs à cause de la fièvre d’automne qui faisait trembler ses jarrets.
Comme il avait faim, il demanda du pain,et la vieille lui répondit :
‘Garçon, je n’ai plus que la part d’Efflam, ma fillette, qui va revenir des champs où elle garde les moutons d'autrui.”
Sur la porte ouverte une douce voix s’éleva qui dit:
‘ Mère, me voici revenue.” :
Et la fillette Efflam ent:a, vêtue bien pauvrement, mais couronnée de sa chevelure d’or, plus riche que le diadème des reines.
jl 184 LA CROIX DU MIRACLE
Elle traversa la chambre pour prendre son pain, et, l'ayant rompu, elle en présenta la moitié au chasseur en disant:
‘C’est de bon cœur.”
Guntz, avant d'accepter le pain, effleura de ses lèvres la main qui le lui tendait. Et, malade qu’il était. il gravit la montagne en disant à Dieu:
‘* Seigneur, faites-moi gagner de quoi payer ce pain de bon cœur.”
Pour la première fois depuis bien longtemps, sa chasse fut heureuse; il apporta un chamoïs sur ses épaules, le vendit et en mit le prix dans un bouquet d'herbe de baume qu’il offrit à la vieille femme en disant:
‘ Mère, je n’ose parler à l’enfant Efflam, qui a sur le front l’auréole des saintes ; mais Dieu m'’inspire la pensée de vous la demander pour femme, et ainsi vous aurez un fils.”
Ils furent mariés, Efflam et Guntz, à l’église de Kaunitz, par le bon curé qui les avait vus naître, lui comme elle, et les voilà heureux.
Ils s’aimaien’ de toute la pureté de leurs âmes.
… Guntz avait recouvré sa force; lri tout seul, il nourrissait avec le produit de sa chasse sa vieille mère, sa jeune femme et le bon curé de Kaunitz, qui n'avait plus rien pour vivre depuis que la guerre avait incendié le château des princes et ruiné les maisons des laboureurs, |
Que la pitié de Dieu vous préserve de la guerre!
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