CHAPITRE vi
savoir : celle de Rivùle et celle de Saint- Itienne. Cette dernière était contiguë à l'église le Saint-Michel, sur la colline de Saint-Etienne;
la troisième était peut-être établie à Saint-Lei-
nard, près du faubourg de Rivète (1).
Saint Valerique ou Vaury, ermite, fleurissait lans le yii° siècle , en Limousin ; il %est honoré le 10 janvier.
Saint Libert , reclus , célèbre par sa merveilleuse abstinence, mourut à Tours l'an 583. Le Martyrologe en fait mention au 18 janvier.
A Soissons, qui faisait alors partie du royaume de Neustrie, mourut l'an 720, saint Vodoal ou Voël. Il vécut en reclus dans l'avantcour du monastère des religieuses de Notre- Dame , et fut enterré à Sainte-Croix. On invoque saint Voël contre les incendies. L'une des portes de Soissons a porté son nom plusieurs siècles.
Passons aux trois villes de Toulouse, de Paris, de Lyon. « J'ai vu dans divers actes, dit Catel , qu'à la porte de Saint-Etienne » de Tou- « louse, il y avait une recluse (2) qui s'appelait Reclusa portœ Sancti Slephani ; d'autres actes
(1) Jacob Chifflet, Vesoul., pars II, pag. 2G0. - Mémoire de l'histoire du Languedoc, liv. 2, page 19!
1 46 RECLUSERIES.
portent : Reclusa portas Narbonensis , Reclasa portae villae novae , Reclusa portae novae , Reclusa portae Nataboris , Reclusa portae Amaldi Bernardi. Une autre recluserie était située sur le pont de la Daurade, on l'appelait Reclusana super pontemnovum Garwmiœ ; d'autres étaient attachées aux chapelles et aux hôpitaux, les recluseries de Nazareth, celles de Saint-Barthélémy, celles de Saint-Michel en Bari , celles de Sainte - Catherine , celles de Fhôpital de Saint-Aignan , enfin celles de Saint-Cyprien. Il peut se faire que de simples religieuses hospitalières habitassent ces dernières cellules. Mais la recluserie la plus en honneur était celle de Saint-Etienne , à laquelle les habitants léguaient ordinairement quelque chose par testament.
Maintenant aux recluseries lyonnaises. Nous avons déjà dit que saint Eucher, d'après le Mandement de l'archevêque de Thurey, (nous le citerons en son lieu,) avait fait aux reclus de son temps une aumône de trois ânées de seigle et de dix deniers par semaine ; cette aumône fut continuée par ses successeurs. Il y a cent dix ans , au moment où écrivait le P. de Colonia, ces reclus n'étaient plus connus