‹ Les recluseriesChapitre 68 sur 112 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

7° L'église de Saint-Méry ne fut pas audessous des autres, elle eut aussi ses recluseries.

8° La plus ancienne de toutes celles qui sont connues pourrait bien être la recluserie de Saint- Victor. Une nommée Basilla y vivait, apparemment dans le xie siècle.

9° Nous avons vu , sur les tablettes de cire qui contiennent les dépenses du roi Philippele-Bel pendant la fin du dernier mois de 1308, un passage ainsi conçu : Marin reclusa castri novi de Leancourt sex decem francos (1).

10° On distinguait sur le mont Valérien la maison des ermites d'avec les cellules des reclus. Dubreul, l'abbé Lebeuf estiment qu'on n'a rien de certain sur ces ermites et reclus avant le xie siècle, époque à laquelle vivait cet Antoine, auquel Gerson adressa sa lettre en 1040. Quelques-uns prétendent qu'il n'était pas le seul reclus établi sur la montagne. Les guerres du règne de Charles VII et de Louis VI détruisirent probablement ces ermitages.

Au milieu du xve siècle, on y voyait une célèbre recluse, nommée Guillemette de Faussard. Elle était née sur la paroisse de Saint-Sauveur;

(1) Catalogue des manuscrits par Sénebier.

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elle se fit recluse en 1566 , donnant à la chapelle qu'elle éleva sur ce mont le titre de sa paroisse. Dubreul dit de cette pieuse fille, « lorsqu'on bâtit cette chapelle , toutes les nuits , après sa prière , elle allait prendre de l'eau au pied de la montagne et l'apportait à l'endroit où l'on travaillait, de façon à ce que les maçons en eussent suffisamment pour leur journée. » Elle s'abstenait de toute viande, n'usait souvent que de pain et d'eau , rarement d'œufs et de poissons , se contentant presque de la sainte communion, pour vivre. Après avoir passé cinq années de la sorte, elle mourut en 1501, macérée de jeûnes, de veilles et de travaux. Dans son Martyrologe universel, l'abbé Châtelain place sa mort, au 26 décembre, et la qualifie de Vénérable.

Jean de Houssai naquit à Chaillot. Il remplaça Guillemette de Faussard. Sa nourriture ordinaire était du pain bis, auquel il ajoutait quelques racines, rarement des œufs ou du poisson , et encore plus rarement de la viande. L'eau était son unique boisson. Il ne consentit à prendre un peu de vin, que quelques jours avant sa mort. Son occupation presqu'habituelle, était la prière; à peine lui dérobait-il les instants

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