CHAPITRE VU
à tour; la sève chrétienne suffit à tout, chaque branche de l'arbre qu'elle nourrit porte sort fruit dans son temps , et ce fruit doux et savoureux est en rapport avec les besoins de l'époque. Ainsi, les ermites, les reclus, les ordres savants comme celui de Saint-Benoît , populaires comme celui de Saint- François , de la haute société comme celui des Jésuites , arrivent semant des merveilles sous leurs pas : il est probable qu'ils seront remplacés à leur tour. La plupart des cellules de reclus ne subsistent plus , les oratoires qui joignaient ces cellules ont succombé ou bien ont été convertis en chapelles publiques, en rendez-vous de congrégations paroissiales; ceci importe peu. Ceux qui aimeraient à recueillir cependant ces menus détails en ce qui concerne notre ville, les trouveront dans le précis de Y Almanach de Lyon , 1765; je remarque seulement que la recluserie de Saint-Eloi fut évidemment désertée la première des trois qui existaient sur la paroisse de Saint-Paul, car dans le vieux rituel de cette église, je ne vois point d'office particulier pour le saint , ni son nom indiqué dans le chapitre qui concerne la cérémonie de la réclusion. Celle de Saint-Epipode existe encore avec sa chapelle
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et son campanile (1), celle de saint Irénée est entière comme nous l'avons dit. Je n'ai pas trouvé d'autres restes des dix-huit recluseries lyonnaises; ce doit être en souvenir de ces vieux reclus que la paroisse de Saint- Paul avait encore son ermite dans le xvne siècle. Je trouve aux actes capitulaires plusieurs règlements par rapport à l'honoraire de l'ermite de Saint -Paul, à certaines processions de la métropole.
(1) Elle est maintenant détruite, nous l'avons indiqué.