‹ Les réfectoires scolairesChapitre 8 sur 26 · VI. — Oui, mais commont · texte numérisé non relu

VI. — Oui, mais commont

D. — Nous concluons donc, de cette première partie de noire exposé, qu'il est hautement souhaitable que des réfectoires scolaires soient ouverts aux écoliers. L'opinion est, au surplus, à peu priis unanime à cet égard et les divergences ne commencent qu'avec les questions d'application.

Première difficulté : à qui incombe le soin d'organiser le réfectoire scolaire ? A l'initative privée, ou aux pouvoirs publics ?

L. — Les deux métliodes ont leurs partisans. Je voudrais pourtant que vous me disiez pourquoi vous estimez que la commune doive organiser elle-même les cantines scolaires, alors qu'existe l'opinion — elle est, pour beaucoup, un dogme politique — que l'initiative ^ privée est liauiement préférable ?

N'estimez- vous pas que le réfectoire scolaire pourrait être organisé et conduit à bonne fin par un comité privé, n'ayant que de rares rapports avec l'administration communale et surtout avec les deniers des contribuables? Car, on vous reproche d'avoir la générosité facile avec l'argent de tous. Je suis navré de vous le dire, maisje vous dois la vérité, sans fard !

D, — Croyez bien que la vérité n'est pas pour me déplaire. Je fais, en mon privé, ce que je peux. Mais ce que je peux est fort mince, en présence de ce qu'il y a à faire. Alors je demande aux pouvoirs publics d'inter-

= Cooslc

venir. Notez que je n'érige pas l'interventionnisnie en syslème ; ici comme toujours, je me méfie des théories et je désire m'inspirer des faits.

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