INTRODUCTION
Si la découverte et l'étude de vitamines, d’une part, et des glandes à sécrétion interne, d'autre part, ont été d’une importance capitale en physiologie générale, la physiologie nerveuse à été dominée par une non moins grande découverte : les réflexes conditionnels.
Un homme résume par son seul nom cette découverte : nous avons cité Pavlov.
Cette question des réflexes conditionnels s’est révélée infiniment passionnante, et surtout elle s’est montrée riche en enseignements. Intéressants pour eux-mêmes, étudiés primitivement et utilisés pour expliquer le fonctionnement de l'écorce cérébrale, les réflexes conditionnels furent ensuite employés comme moyens systématiques de recherches.
Parmi ces recherches, nous insisterons — après avoir étudié de facon soigneuse les réflexes conditionnels en général — uniquement sur les rapports concernant réflexes conditionnels et immunité.
Nous citerons des expériences — nous apporterons le résultat de dosages, d'analyses sanguines — nous mettrons en évidence les changements intimes que peuvent déterminer les réflexes conditionnels, changements en tout point semblables à ceux que procurent des germes introduits dans l’organisme, mais nous éviterons toute interprétation de ces mécanismes. Notre tâche est de mettre en évidence l’action des réflexes conditionnels dans les réactions de défense. Les recherches ultérieures ne manqueront point d'expliquer les phases intimes et déterminantes de ces réactions d'immunité.