‹ Les Réflexes dans la Chorée de SydenhamChapitre 6 sur 38 · JO · texte numérisé non relu

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léens diminués ou abolis : mais comme souvent à l'abolition succède l'exagéralion des réflexes, il suppose que dans la pathogénie de la chorée il y a participation du centre cérébral modérateur et du centre cérébelleux excitateur.

Pour Nicollet les réflexes sont presque toujours modifiés dans la chorée de Sydenham. Dans presque toutes les formes un peu intenses de la maladie ils sont affaiblis. Dans les formes légères ils sont variables et c’est dans ces formes seules qu’on peut ren- . contrer des réflexes normaux ou exagérés. Il n’y a pas de concordance entre l’état des trois ordres de réflexes cutanés, muqueux, ou tendineux.

M. Triboulet a recherché le réflexe rotulien chez 21 sujets et a remarqué le fait suivant: la percussion du tendon rotulien reste très souvent sans efficacité à une ou deux reprises et même plus, puis la jambe est lancée comme par un ressort. Il existerait donc pour lui un retard dans le réflexe (sensibilité défectueuse) et une exagération dans la réaction (irrilation médullaire). Weil (de Lyon) a signalé encore un autre phénomène parfois très précoce, retrouvé par Gordon et Essner : lorsqu'on recherche le réflexe patellaire et que la jambe a été projetée, le retour à la position de laxilé musculaire se fait d’une façon spéciale : la jambe reste immobile en extension pendant un certain temps, puis elle descend lentement ou s’arrête dans la descente pour demeurer un instant immobile : il s’agit

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donc d’une contraction tonique ajoutée au réflexe proprement dit.

Un autre fait intéressant a été signalé par Nicollet : lorsqu'on percute une jambe c’est souvent l’autre qui réagit la première à l'excitation sensitive. Et on peut rapprocher de ce fait, bien qu’il ne s'agisse pas de réflexes tendineux, un genre de mouvements concomitants ou associés sur lesquels M. Brudzinski a appelé notre attention et que nous avons trouvé chez certains de nos malades.

Lorsque, en effet, on dit à l’enfant de presser avec une main un objet quelconque ou la main de l’observateur,la main du côté opposé exécute les mêmes mouvements et même quelquefois ces mouvements précèdent ceux de la maïn qui seule devrait les exécuter.

En résumé dans la chorée de Sydenham les réflexes tendineux sont le plus souvent modifiés dans leur brusquerie : la contraction ne répond plus normalement à l'excitation ; dans leur qualité :la contraction ne présente pas sa souplesse habituelle ; dans leur amplitude : la contraction est soit plus forte soit plus faible que normalement.

Quant aux réflexes cutanés, leur état n’est pas moins discuté. |

Les réflexes abdominal et crémastérien sont rarement altérés : tous les auteurs sont d’accord sur ce point. Il n’en est pas de même pour le réflexe plantaire. Pour M. Nicollet il est diminué, il ne se produit qu'après plusieurs excitations successives.M. Ba-

= 24 ar binski soutient au contraire que dans certains cas, l'excitation plantaire peut provoquer l'extension de la première phalange du gros orteil sur le métatarsien correspondant et parfois aussi trouve le signe de l'éventail et la flexion combinée de la cuisse et du tronc, signe qui offre pour lui un très gros intérêt pour le diagnostic et l'interprétation du mécanisme de la chorée. « Quand la malade est couchée sur le dos,

dit-il (1), et qu’elle veut s'asseoir sur son séant, la jambe gauche se soulève du sol, la jambe et la cuisse

se fléchissent. Chez d’autres sujets ces mouvements d'association sont plus prononcés quand la malade, étant assise, se couche. Pour la constatation de ce signe, il faut inviter le patient à écarter légèrementles jambes et à croiser les bras sur la poitrine. C'est ce que j'appelle le signe de la flexion combinée de la cuisse et du bassin. On le trouve dans presque tous les cas d’hémiplégie organique qu'il sert à différencier des hémiplègies hystériques. »

« Quelle est sa signification dans la chorée ? Cette maladie est considérée par les uns comme une simple névrose, par moi et par d’autres comme une perturbation organique. La chorée succède souvent aux maladies infectieuses et s'accompagne fréquemment d'endocardite. Il y a lieu de supposer qu’elle est sous la dépendance d’une affection des centres nerpeux. »

M. Charpentier en 1906 ayant observé un cas de

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