‹ Les réformateurs avant la Réforme. XVe siècle. Jean Hus et le Concile de ConstanceChapitre 178 sur 274 · CHAPITRE xn · texte numérisé non relu

CHAPITRE xn

« flétri l'orgueil et ravarice des prêtres ; cepen- « dantj y a-t-il là une cause suffisante pour me « faire mourir ? Avant d'avoir trouvé en moi aucun « mal vous avez résolu ma mort ! Courage donc ! « mais croyez-moi, je laisserai en mourant un ai- « guillon dans vos cœurs, et un ver rongeur dans «vos consciences: j'en appelle au sacré tribunal « de Jésus-Christ, et dans cent ans vous m'y ré- « pondrez (1). »

Le patriarche de Constantinople lut la sentence de Jérôme, motivée uniquement sur sa rétractation et sur l'approbation qu'il avait publiquement donnée à la doctrine de Wycliffe et de Jean Hus, à l'exception de l'opinion du premier sur le sacrement de l'autel. Il est retourné comme un chien à son vomissement, dit la sentence ; c'est pourquoi le sacré concile ordonne qu'il soit arraché de la vigne comme une branche stérile et pourrie. 11 le déclare hérétique, relaps et excommunié; il le condamne comme tel, et lui dit anathème; il l'abandonne enfin au juge séculier, afin de recevoir la juste peine due à un si grand crime. Cependant, bien que cette peine soit capitale, le concile exprime le vœu qu'elle ne soit pas aggravée.

(1) Théobald., Bell, Hussil., p. 61 ; Ad. el Monum. J. Hus et Hier. Prag., t. Il, 527, p. 353.

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