‹ Les réformateurs avant la Réforme. XVe siècle. Jean Hus et le Concile de ConstanceChapitre 238 sur 274 · CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni

pour roi , s'avance au secours de la capitale avec cinq mille chevaux.

Le plus dangereux adversaire de Ziska dans cette campagne rapide fut ce même évêque de Lytomissel, qui, après avoir, à Constance, poursuivi Hus et Jacobel de sa parole implacable, se montrait altéré du sang de leurs disciples. Il avait été promu à l'évêché d'OImutz, et lorsque l'archevêque Conrad se déclara Calixtin, l'évêque Jean fut désigné pour son successeur à Prague ; mais ce prélat était plus homme de guerre qu'homme d'Église , et , dans ses efforts pour ramener son troupeau , sa crosse pastorale fut son épée. Après avoir dit la messe, il montait à cheval, le casque en tête, la cuirasse sur le dos; il mérita ainsi le terrible surnom de l'évêque de Fer, et , transporté contre les Hussites d'une rage infernale , il se vanta d'en avoir tué deux cents de ses propres mains; mais Jean de Fer fléchit devant Ziska, et la nouvelle invasion des impériaux eut le même résultat que la précédente : battus dans toutes les rencontres, ils furent taillés en pièces aux environs de Broda : Ziska partagea un immense butin entre les Thaborites , et, assis sur les drapeaux ennemis, il créa chevaliers les plus braves parmi les vainqueurs.

Page 1