LORD BYRON
Il a troublé aussi quelques âmes, celui-là 1 il a dérangé quelques têtes! Son ours apprivoisé, ses orgies dans la salle basse du château, sa vie, sa mort... Il y avait là, dans ce mélange de farces lugubreset d'actions glorieuses, de quoi faire tourner le sang aux vaillants et la tète aux faibles...
Les vaillants? ils luttent, ils sont morts !
Les faibles? Quand on fait un punch, ils soufflent les bougies ou tournent la lampe et font brûler des saletés dans des verres pour qu'on ait des faces de damné 1
Ils boivent du cidre dans des crânes et mendient des os de squelettes pour faire des manches de couteau.
Devant le monde, les giaoursl ils crient au bon Dieu : « Foudroie-moi I » Quand il tonne la nuit, ils cachent leur nez sous la couverture et font le signe de la croix. — Avec don Juan, ils rient des maris,
des femmes, raillent la vertu, Tamour, et la première blonde qui passera va leur faire cracher le sang, pleurer tout ce qu'ils savent^ donner tout ce qu'ils ont I
— Des provinciaux.
J'arrive à des victimes plus fraîches, toutes saignantes.
Voici les bourreaux :