‹ Les réfractairesChapitre 22 sur 45 · LORD BYRON · texte numérisé non relu

LORD BYRON

Il a troublé aussi quelques âmes, celui-là 1 il a dérangé quelques têtes! Son ours apprivoisé, ses orgies dans la salle basse du château, sa vie, sa mort... Il y avait là, dans ce mélange de farces lugubreset d'actions glorieuses, de quoi faire tourner le sang aux vaillants et la tète aux faibles...

Les vaillants? ils luttent, ils sont morts !

Les faibles? Quand on fait un punch, ils soufflent les bougies ou tournent la lampe et font brûler des saletés dans des verres pour qu'on ait des faces de damné 1

Ils boivent du cidre dans des crânes et mendient des os de squelettes pour faire des manches de couteau.

Devant le monde, les giaoursl ils crient au bon Dieu : « Foudroie-moi I » Quand il tonne la nuit, ils cachent leur nez sous la couverture et font le signe de la croix. — Avec don Juan, ils rient des maris,

des femmes, raillent la vertu, Tamour, et la première blonde qui passera va leur faire cracher le sang, pleurer tout ce qu'ils savent^ donner tout ce qu'ils ont I

— Des provinciaux.

J'arrive à des victimes plus fraîches, toutes saignantes.

Voici les bourreaux :

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