‹ Les regicides etude historiqueChapitre 22 sur 22 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Résumons-nous :

L’homicide volontaire soulève tous les cœurs droits contre celui qui s’en rend coupable.

De tout temps et chez tous les peuples nous le voyons puni de la peine capitale.

L’assassinat, homicide volontaire commis iîvcc préméditation et guet-apens, est plus horrible encore que le meurtre proprement dit.

Mais comme les crimes domestiques et politique empruntent leur caractère le plus odieux à la nature des liens qui unissent le meurtrier à la vio

time, le parricide et le régicide sont les plus infâmes des assassinats.

C’est là le plus énorme des crimes.

Frapper le père ou frapper le souverain, même forfait.

Ce n’est plus alors seulement, comme dans le meurtre ordinaire, l’intérêt privé qui est surtout en jeu, l’intérêt de la vie humaine, c’est celui de la famille, de la société du pays; c’est l’autorité dans la personne de ses plus augustes représentants.

Qui donc de nos jours prêche et pratique le régicide ?

Les meneurs et les membres des sociétés secrètes républicaines, démocratiques, socialistes.

C’est contre eux qu’il faut que la société se défende

Or, le foyer des sociétés secrètes est à Londres sous la protection immorale d’une fausse interprétation des lois anglaises.

C’est Mazzini et ses complices qui désignent les souverains aux poignards, aux machines infernales et aux bombes incendiaires et meurtrières des régicides.

Du reste, à la nouvelle de l’attentat du 1 4 janvier 1858, tous les honnêtes gens en Angleterre furent indignés. On écrivit de Londres aux journaux de Paris :

« Il n’y a ici qu’un cri contre Mazzini, dont le fatal génie a dirigé cette nouvelle tentative* Comme jamais la doctrine de l’assassinat politique ne s’était élevée à une pareille audace (on devrait dire à une pareille cruauté), jamais non

plus l’exécration publique n’a revêtu dans les âmes honnêtes une formule plus accentuée.

Chacun se dit que des gouvernements réguliers ne doivent plus supporter sur leur territoire des meurtriers et des bandits complotant publiquement la ruine d’un gouvernement allié, fabriquant des bombes incendiaires et des machines infernales.

Une plus, longue tolérance ressemblerait à de la complicité.

Une circonstance nous frappe dans le récit de la catastrophe du 1 4 : c’est que le plus grand nombre des victimes se trouve appartenir aux classes populaires, c’est-à-dire que pour atteindre le prince qui a vaincu l’anarchie, les révolutionnaires ne craignent pas de sacrifier la vie de ce même peuple dont ils se disent les défenseurs exclusifs! Quel enseignement ! »

Que ceci soit la morale de ce livre.

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