‹ Les règlements des assemblées législativesChapitre 14 sur 359 · XXIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXIV PRÉFACE

ses véritables fonctions, on trouvera moins de difficultés à se rapprocher du principe d'égalité et de prudence qui veut qu'un Président des États-Généraux ne soit qu'hebdomadaire, et j'en dis autant de celui que chaque section, chaque bureau, chaque commission, doit élire dans son sein ; d'ailleurs, puisqu'on ne doit souffrir aucune prééminence entre les provinces, comme entre les sections, la mesure que nous proposons ici laisse aux Etats-Généraux l'avantage de choisir les Présidens alternativement dans chaque province et dans chaque section. Et qu'on ne dise point que les deux premiers ordres île voudront jamais être présidés par un membre du Tiei^, car on ne saurait être mieux et plus honorablement présidé que par celui que l'on choisit soi-même. Une exclusion positive n'est qu'une injure gratuite pour les personnes, et une absurdité dans les affaires.

Ainsi iabbé Sieyès veut des présidents qui non seulement soient indépendants de la couronne, qui non seulement ne soient pas les hommes du roi, chargés par ses ministres de tenir^'es États pour y faire prévaloir 6*e&' volontés, mais encore qui, pour n'être pas soupçonnés de céder h une influence extérieure à l'Assemblée, n'aient aucune influence sur l'Assemblée, et qui, pour n'en avoir aucune, soient, d'une part, « renfermés dans leurs véritables fonctions » et, d'autre part, éminemment temporaires, « hebdomadaires ». C est tout justement le contraire que voudrait Bentham, au moins quanta la durée; ou plutôt il veut la même chose que Sieyès, — et comment ne pas la vouloir ? — mais par le moyen opposé. Ce que Sieyès demande au chanj:rement, il le demande à la |)ermanence : Un Prdsidont^ — tunt/ue^ — permanent, — towjours sahorffonné à rAssemhlêCj — n'y exerçant (Vautres fonctions que celles de son office^ — élu

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